Emploi et Salaires - FO Hebdo

Secteur pétrolier : Le silence des raffineries

, Nadia Djabali

Recommander cette page

JPEG - 519.4 ko
51 % des salariés de la raffinerie de Grandpuits ont voté la grève jusqu’au 3 juin au moins. © Olivier SAINT-HILAIRE/HAYTHAM-REA

« D’habitude, on parcourt les sites avec des protections contre le bruit, raconte Jeff Vapillon, secrétaire FO de la raffinerie de Feyzin (Rhône). Aujourd’hui, tout est silencieux. C’est étrange. » Les sites de Donges et Feyzin ont voté la grève illimitée jusqu’au retrait de la loi Travail. Chez Ineos, Exxon et Total, quand les raffineries ne sont pas à l’arrêt elles ne procèdent plus aux expéditions, comme à La Mède ou à Fos-sur-Mer.

Le site de Notre-Dame de Gravanchon est dans l’incapacité de produire, le dépôt de la CIM, au Havre, étant en grève. Avec le dépôt de Gargenville, également en grève, c’est 60 % de l’approvisionnement de la région parisienne qui est touché. Ces deux dépôts ravitaillent les aéroports parisiens. Effet boule de neige en perspective…

A propos de cet article

Sur l’auteur

Sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément

Éphéméride

28 février 1956

La troisième semaine de congés payés
Les congès payés sont obtenus à la suite des grèves qui paralysent le pays en 1936, entraînant l’ouverture de négociations avec le patronat sous la tutelle du nouveau gouvernement. Fixés à quinze jours à l’origine, les congés payés minimum obligatoires se sont allongés au XXe siècle par l’action (...)

Les congès payés sont obtenus à la suite des grèves qui paralysent le pays en 1936, entraînant l’ouverture de négociations avec le patronat sous la tutelle du nouveau gouvernement.

Fixés à quinze jours à l’origine, les congés payés minimum obligatoires se sont allongés au XXe siècle par l’action législative : de deux semaines en 1936, ils passent à 3 le 28 février 1956, puis à 4 en 1969 et enfin à 5 semaines en 1982.

Mes droits

Une question ? Une réponse