Éditoriaux de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo

Tous ensemble pour le retrait !

, Jean-Claude Mailly

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Pour un apéro ou un tour de chauffe, la journée du 9 mars a été réussie.

Mobilisation intergénérationnelle, étudiants, lycéens et salariés ont battu le pavé contre le projet de loi Travail, exigeant son retrait.

Cette journée est à comparer au « plantage » du samedi 12 mars de ceux qui refusent le retrait du texte.

À l’heure où ces lignes sont écrites nous n’avons pas encore vu le Premier ministre, ce qui sera le cas le 14 mars.

Mais ce qui transperce comme information, c’est que le gouvernement n’entend pas les mots de suspension ou de retrait. Il voudrait aménager quelques points en cherchant un accord avec des syndicats réformateurs [1].

Ce qui signifie que la logique dangereuse, car libérale et rétrograde, du projet de loi demeurerait, et notamment la priorité à l’entreprise comme niveau de négociation avec son cortège de misères, de dangers et de reculs sociaux prévisibles.

De fait, ce serait une rupture avec la manière dont se déroulent les relations sociales et la négociation en France. Manière qui, même si elle est loin d’être parfaite, assure un taux de couverture conventionnelle de plus de 90% quand il s’est effondré en Allemagne, en Espagne ou au Portugal.

Heures supplémentaires, tri-annualisation, forfait jours, médecine du travail, astreintes, heures d’équivalence, prud’hommes, licenciements économiques, licenciements pour motif personnel, la liste des remises en cause (non exhaustive) est longue.

C’est pourquoi, a minima, une suspension est nécessaire, c’est-à-dire de remettre tout sur la table, sans calendrier arrêté. Le refus du gouvernement signifie que c’est le retrait qu’il faut obtenir.

C’est ce à quoi nous nous engageons avec notamment, en objectif, le 31 mars auquel privé et public doivent répondre.

Dans l’immédiat, le privé est directement impacté ! Mais il faudrait être naïf pour croire que si ce projet passait, le public ne serait pas touché : la décentralisation des négociations dans le public signerait la fin des statuts nationaux.

Alors, tous ensemble pour le retrait ! 

Notes

[1À la différence de Force Ouvrière qui est réformiste.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jean-Claude Mailly

Secrétaire général de FO


Marche générale de l’Organisation - Expression publique - Relations avec les Fédérations Nationales et les Unions Départementales - CSI/CES


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    Emission télévisée de l’Institut National de la Consommation, réalisée en partenariat avec l’AFOC : « (...)

Éphéméride

19 février 1788

Création de la Société des Amis des Noirs
La société des Amis des Noirs est créée le 19 février 1788 à Paris sous la direction notamment de Brissot et Mirabeau. Elle compte 141 membres au début de 1789 dont Condorcet, la Fayette et l’abbé Grégoire. La société fait campagne dans la presse pour l’abolition de l’esclavage. Elle voulait une (...)

La société des Amis des Noirs est créée le 19 février 1788 à Paris sous la direction notamment de Brissot et Mirabeau. Elle compte 141 membres au début de 1789 dont Condorcet, la Fayette et l’abbé Grégoire. La société fait campagne dans la presse pour l’abolition de l’esclavage. Elle voulait une émancipation immédiate des esclaves. Grâce à cette propagande, 49 cahiers de doléances sur 600 mentionnèrent dans leurs revendications l’abolition de l’esclavage.
La Convention abolit l’esclavage le 4 février 1794 en ces termes :
« La Convention déclare l’esclavage des nègres aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution. »
Sans amoindrir la portée émancipatrice de cette décision historique, on ne peut passer sous silence que certaines de ses raisons avaient aussi une portée de politique internationale : c’était un moyen de lutte contre les Anglais.
Bonaparte rétablit l’esclavage par la loi du 10 mai 1802 .