Événement - FO Hebdo

Un comité confédéral national très déterminé

, Evelyne Salamero

Recommander cette page

JPEG - 392.9 ko
À la tribune du CCN, le secrétaire général de FO Jean-Caude Mailly a réaffirmé le combat de la confédération pour l’abrogation de la loi Travail. Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

Évoqué dès les premiers mots du discours d’ouverture du secrétaire général, le combat contre la loi Travail a été au cœur des débats du parlement de FO les 28 et 29 septembre à Paris. Cette question n’a pas occulté pour autant les autres revendications.

La page ne peut pas être tournée. Tel a été le sentiment général exprimé tout au long de la quarantaine d’interventions. Plusieurs, nombreux, sont revenus sur la mobilisation des derniers mois, ses moments forts, ce qu’elle a apporté, mais aussi ses difficultés et comment elles ont été surmontées.

« Cela n’a pas été simple d’être à côté de la CGT, c’est souvent difficile pour les copains dans les entreprises de notre secteur, mais on a compris que c’était indispensable pour le rapport de forces », a ainsi expliqué Frédéric Homez (Métallurgie).

Ils ont été tout aussi nombreux, et c’étaient souvent les mêmes, à se tourner vers l’avenir. « Il y aura un avant et un après loi Travail, il faut expliquer aux salariés quelle a été la position des uns et des autres, en particulier celle de la CFDT, expliquer qu’il y a toujours eu des négociations d’entreprise, contrairement à ce qu’elle raconte, mais qu’aujourd’hui les accords d’entreprise seront en dessous des conventions collectives », a déclaré Serge Cambou (Haute-Garonne).

La résolution générale (adoptée à la quasi-unanimité, avec une voix contre) conclut : « […] La confédération a permis que s’engage un mouvement puissant dans l’action commune. Dans la continuité, le CCN apporte son soutien aux actions décidées par les unions départementales et les fédérations, et donne mandat à la Commission exécutive et au Bureau confédéral pour prendre toute initiative nécessaire. »

Pas de consigne de vote, quoi qu’il arrive

Pour les responsables FO, « construire le rapport de forces à même de faire reculer le gouvernement et le patronat » reste donc à l’ordre du jour, car « obtenir en particulier l’abrogation de la loi Travail et faire aboutir les revendications de Force Ouvrière est indispensable ».

Et outre l’abrogation de la loi Travail, les revendications sont nombreuses. La question de l’emploi, avec la multiplication des plans sociaux – Alstom, STX Saint-Nazaire, SFR, la centrale thermique de Cordemais – a marqué les débats. La défense de la protection sociale, du service public et du statut de la fonction publique a également été longuement abordée.

Dans un contexte économique et social qui s’annonce particulièrement lourd ces prochains mois sur fond de campagne présidentielle, la nécessité de préserver plus que jamais l’indépendance de l’organisation a été soulignée. « Nous ne donnerons aucune consigne de vote, ni au premier tour, ni au second tour, quoi qu’il arrive », a confirmé Jean-Claude Mailly, concluant : « L’indépendance, c’est aussi quand ce n’est pas facile qu’il faut la respecter. »


A propos de cet article

Sur l’auteur

Evelyne Salamero

Journaliste - Rubrique internationale

Sur le même sujet

Vidéos sur le même sujet

Dossiers sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément

Éphéméride

28 avril 1825

En France, la loi du milliard des émigrés affecte un capital d’un milliard à l’indemnisation des émigrés dont les biens avaient été vendus.