Le chiffre de la semaine - FO Hebdo

- 13 : ça ne chauffe pas pour les soldes

, Michel Pourcelot

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Photographie de MedjaïTravail personnel, Domaine public.

Les ventes lors pour le premier week-end des soldes d’hiver (11 janvier-21 février 2017) ont chuté de 13% par rapport à l’an dernier, selon un récent sondage pour un magazine spécialisé. Pour ces soldes les cartes bleues n’ont pas vraiment chauffé ces 14 et 15 janvier : les acheteurs l’ayant utilisé pour dépenser 127,54 euros contre 139,92 euros pour la même période il y a un an. Certes, l’ouverture des soldes reste un phénomène de masse, mais sans rush ni files d’attentes comme avant 2010, comme le constate l’institut de sondage, mais on ne se marche pas dessus sur les lieux d’achat : la fréquentation est en baisse partout. Elle a diminué de 3% en moyenne, et de 6,5 en Ile-de-France, et même de 8,6 dans le Nord-Ouest. Les centres commerciaux devancent toujours le e-commerce mais l’écart se réduit. Un journal dijonnais commente : Dimanche a été aussi creux que samedi a été bon. Voilà qui résume, à Dijon, la tendance de la première semaine des soldes d’hiver qui ont débuté mercredi dernier.

Habillés pour l’hiver

Les soldes d’hiver avaient déjà connu une mauvaise journée d’ouverture avec une perte de 4 millions d’acheteurs. Le froid serait en cause mais la chute de consommation de la fin d’année était attribuée aux temps doux. Quoiqu’il en soit les vêtements (y compris chaussures et accessoires) ont été la priorité des acheteurs à 65%. Mais pas dans le secteur mode qui enregistre une chute de 7,3 points. Autres secteurs sacrifiés par les consommateurs : la high-tech (-3,4 points), le bricolage (-2,9 points) et le sport (-2,3 points).

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Au cours d’une manifestation, des grévistes réclamaient l’amélioration de leur sort ; une violente échauffourée s’ensuivit à Raon-l’Étape, en juillet 1907, qui fit trente-quatre blessés et deux morts. L’ironie de l’histoire, c’est que la justice frappa non pas le provocateur du massacre, un gendarme, mais (...)

Au cours d’une manifestation, des grévistes réclamaient l’amélioration de leur sort ; une violente échauffourée s’ensuivit à Raon-l’Étape, en juillet 1907, qui fit trente-quatre blessés et deux morts. L’ironie de l’histoire, c’est que la justice frappa non pas le provocateur du massacre, un gendarme, mais des ouvriers, parmi lesquels onze furent détenus illégalement, par prévention.
L’accusation, fondée sur des délits inventés de toute pièce, « établit la culpabilité » des grévistes. Et c’est ainsi que cinquante-deux manifestants furent condamnés à des peines diverses, allant de six jours jusqu’à dix mois de prison.
« Ce progrès, écrivit La Voix du Peuple, le journal de la CGT, était la plus odieuses des infamies ». La partialité flagrante de ce jugement souleva à l’époque, l’indignation de toute la classe ouvrière.