Alstom : « l’Etat doit intervenir »

Jean-Claude Mailly par Jean-Claude Mailly

Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière , était l’invité dominical du Grand Rendez-vous d’Europe 1-le Monde-i>Télé. Interrogé sur la possible vente d’Alstom à General Electric, il estime « logique que le gouvernement s’en inquiète, en terme d’emplois notamment. Nous suivons cela avec attention. Le gouvernement a des moyens d’agir. Je suis toujours prudent sur ce genre de choses. Il y a deux offres, il faut qu’elles soient bien étudiées, en termes de centre de décision, en terme d’emplois, d’activité. La dimension européenne est intéressante, donnons-nous du temps » car « s’il y a un rapprochement entre deux entreprises, obligatoirement il y a des doublons » et donc un effet sur l’emploi.

A deux jours du vote à l’Assemblée nationale du programme de stabilité du gouvernement, Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, a déclaré : « le pacte en tant que tel a été annoncé sans prévenir personne, le 31 décembre. Tout de suite, on a dit : "ce n’est pas possible !". Il n’y a pas d’accord non plus au PS, où une partie des députés considèrent que ce plan est dans une logique restrictive. Les décisions prises risquent d’avoir un effet récessif. »

Interrogé sur son entrevue avec Manuel Valls, Jean-Claude Mailly assure « qu’il nous a consulté. Après son discours de politique générale, il nous écouté mais il ne nous a pas entendu. » Regrette-il Jean-Marc Ayrault ? « Ce n’est pas le problème. Je comprends que la marge de manœuvre n’est pas large. Le gouvernement fait son choix, et il en aura le retour. »

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