L’Éditorial de Jean-Claude Mailly

C’est reparti pour un Tour

, Jean-Claude Mailly

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Cette année encore, Force Ouvrière a rendez-vous avec le Tour de France pour sa 101e édition. Plus qu’un événement sportif annuel, le Tour de France est aussi un rendez-vous majeur qui se vit partout : à la télévision, à la radio, dans les journaux, sur la toile et surtout sur le bord des routes. C’est au contact des supporters, des salariés, des saisonniers, des retraités, des chômeurs de tous les âges que se vit le Tour, en présence de ceux qui le font : les coureurs et celles et ceux qui les accompagnent, tant les équipes techniques que la caravane, où FO est présente.

Tous sont en effet réunis autour de ce sport dont l’image reflète le combat, la lutte, la résistance et la détermination. Des mots qui caractérisent bien l’action syndicale et plus particulièrement l’action de Force Ouvrière.

C’est en effet en développant le collectif dans le respect des individus, en combattant au quotidien pour sauvegarder et faire avancer les droits de l’ensemble des salariés que FO agit en toute liberté et indépendance.

C’est ce que FO fait en combattant et refusant le pacte de responsabilité/ solidarité qui se fond à la fois dans le pacte budgétaire européen, mais aussi dans le plan d’économies de 50 milliards du gouvernement. Ce plan d’économies, détaillé en avril dernier, constitue une véritable saignée qui confirme une nature austère et qui aura des conséquences indéniables sur les salariés en termes de fiscalité, de pouvoir d’achat, mais aussi sur l’avenir de notre protection sociale et des services publics.

Les inquiétudes sont donc fortes à la fois sur la Sécurité sociale, mais aussi sur les services publics qui sont jour après jour menacés par les économies prévues sur l’État et les collectivités locales. Les efforts sont demandés de toutes parts sur l’État, les collectivités locales, également sur les ménages, et ce, au profit des entreprises qui sont les grandes gagnantes de ce plan d’économies, celui-ci leur accordant des dizaines de milliards, et ce, sans aucun engagement ni contreparties en retour.

Être présent sur le Tour de France, au coeur de cet événement populaire, c’est aussi l’occasion de rappeler le sens de notre syndicalisme, sa liberté de comportement, son respect des femmes et des hommes, son attachement viscéral aux idéaux républicains. Force Ouvrière et le Tour de France, c’est déjà une longue histoire. Dans une équipe cycliste, le meilleur ne peut rien sans l’appui de ses coéquipiers, sans la dynamique collective. On ne nie pas ce que l’on est individuellement, mais on sait que pour gagner il faut être solidaire. C’est aussi cela le syndicat.

Bon Tour de France.

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