Congrès UD FO 13

La combativité des militants des Bouches-du-Rhône

, Jamel Azzouz

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Plus de 600 délégués de syndicats FO des Bouches-du-Rhône ont participé, le 24 juin dernier, au 29e congrès de leur Union départementale (UD FO 13) qui s’est réuni à Marseille, en présence du leader de la Confédération, Jean-Claude Mailly. Réélu à l’unanimité au poste de Secrétaire général, Gérard Dossetto s’est félicité de la « combativité » des militants contre les remises en cause incessantes des conditions d’emploi, de travail et de rémunération des salariés, auxquels « on demande toujours plus d’efforts pour épargner les employeurs de leurs responsabilités ». À ce propos, la résolution du congrès, votée à l’unanimité, dénonce « les délocalisations, érigées en idéologie […] conduisant à la destruction massive des emplois, y compris très qualifiés ». Dans le département, elles se sont traduites par la fermeture partielle ou totale de plusieurs sites industriels de Gemalto, Netcacao, LyondellBasell ou LFoundry. Le tout « au nom de cette politique d’abaissement du coût du travail censée relancer la croissance alors qu’elle ne sert qu’à servir des profits immédiats », a lancé Gérard Dossetto. Dans ce contexte, les congressistes s’en sont pris aux choix du gouvernement de privatiser des services publics, comme la SNCM.

SNCF et SNCM même combat

Là où une grève reconductible a démarré justement ce 24 juin et dans la foulée de la suspension du conflit à la SNCF, qui venait de bloquer une semaine durant le trafic au départ et à l’arrivée de la Gare Saint-Charles. « Deux mouvements soutenus sans ambages par l’UD », a rappelé Gérard Dossetto. Autre sujet de discorde, l’opposition à la réforme des rythmes scolaires qui va créer, selon lui, « une dangereuse inégalité de traitement des enfants selon les communes », et « aggraver la situation des enseignants ». « Une réforme coûteuse imposée aux communes, a-t-il ajouté, alors que, dans le même temps, on leur impose 10 milliards d’euros d’économies avec le pacte de responsabilité ».

Lequel pacte a fait rebondir plusieurs fois les intervenants, dont Jean-Claude Mailly, qui a dénoncé « un marché de dupes, dangereux et inefficace ». Car pour lui, « il faut être clair : ceux qui sont pour le pacte sont pour la réduction des dépenses publiques, la remise en cause du service public ». Comme une pierre dans le jardin des signataires.