Congrès UD

FO a le vent en poupe en Eure-et-Loir

, Evelyne Salamero

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Pas moins de 243 militants ont participé au XXVIIe congrès de l’Union départementale d’Eure-et-Loir le 16 mai à Champhol, sous la présidence de Patrick Privat, Secrétaire confédéral. Les hospitaliers, les enseignants, les agents de la Sécurité sociale, les délégués de Philips à Chartres, de Philbert... Au total, une quinzaine d’intervenants ont expliqué à la tribune leur action sur le terrain, dans leurs services et leurs entreprises. Une participation sans précédent (180 délégués seulement il y a trois ans), qui traduit la vitalité de FO dans le département et une forte volonté de combattre. « C’était un congrès d’organisation, de renforcement de notre unité, pour organiser la résistance », explique Éric Jarry, réélu Secrétaire général.

COMBATTRE CHACUNE DES MESURES DU PACTE DE RESPONSABILITÉ

D’ores et déjà, les militants ont de quoi se féliciter. Malgré la fermeture de plusieurs entreprises privées, le nombre d’adhérents sur l’ensemble du département a progressé, ce qui signifie que FO a continué à se développer. Autre constat : FO est devenue incontournable dans les manifestations locales, avec des cortèges aussi importants, voire plus, que ceux de la CGT et de la FSU.

Mais loin de s’endormir sur leurs lauriers, les militants ont fait du développement syndical leur priorité, dans un contexte marqué par « des mesures de guerre sociale sans précédent en temps de paix », et l’objectif est « de nous faire disparaître ou tout au moins d’essayer ». Ils ont lancé « un appel solennel à tous les syndiqués et au-delà à tous les salariés », pour « combattre chacune des mesures du pacte de responsabilité gouvernement-Medef-CFDT ». Dans la résolution adoptée à l’unanimité, ils exigent notamment « le retrait du projet de “communauté hospitalière de territoire”, qui menace l’existence des hôpitaux de Dreux, Châteaudun et Nogent-le-Rotrou et fait peser de graves menaces sur le centre hospitalier de Chartres lui-même avec la construction d’un gigantesque « pôle de santé public-privé sur Orléans ».

Soulignant la différence entre l’unité d’action « nécessaire » lorsqu’il existe des revendications communes claires et « l’unicité syndicale », les délégués ont aussi appelé à « préparer, dans tous et chacun des combats partiels d’aujourd’hui, la grève générale interprofessionnelle ».