Journée de la femme : le travail découplé

Voix de presse par  Michel Pourcelot

Article publié dans le Dossier Égalité professionnelle

Comme tous les ans, la Journée de la femme, le 8 mars, a donné à la presse l’occasion de se pencher sur les inégalités entre les femmes et les hommes, notamment dans le travail et face à l’emploi.

Les Dernières Nouvelles d’Alsace
« Si 52% des Français sont des femmes, le masculin continue de l’emporter dans le domaine de l’emploi. L’économie reste une affaire d’hommes. À travail égal, salaire inégal. » En somme, « c’est toute l’année le 8 mars ; l’égalité est un combat de tous les jours ». Bref, la journée de la femme c’est tous les jours. Et c’est du boulot.

Ouest-France
D’autant plus qu’en fin de compte : « En moyenne, les femmes vivant en couple ont perçu un revenu annuel de 16 700 euros contre 29 000 euros pour leur conjoint, soit 42% de moins. Sur les presque 10 millions de couples que comptait la France en 2011, dans les trois quarts des cas le revenu de l’homme était supérieur à celui de la femme, souligne cette enquête de l’Institut national de la statistique, publiée deux jours avant la journée mondiale des droits des femmes. Le revenu considéré comprend les revenus d’activité (salaires) et de remplacement (chômage et retraites), précise l’Insee. » Et il fait bien…

Le Monde
Car « la focalisation sur le taux de chômage pour illustrer les difficultés du marché du travail masque les inégalités persistantes entre femmes et hommes face à l’emploi. Des freins spécifiques à l’emploi des femmes subsistent, et ce, malgré l’élévation de leur niveau de formation. Problèmes de modes de garde des enfants, prise en charge des parents dépendants, et donc moindre mobilité, mais aussi non-reconnaissance de certaines compétences, l’accompagnement dans l’emploi des femmes demande des politiques de l’emploi, des politiques familiales et de la dépendance sensibles à l’égalité entre femmes et hommes. Mais comment mener cette sensibilisation aux inégalités entre femmes et hommes si l’indicateur le plus utilisé masque les spécificités de la situation d’emploi des femmes ? ».

L’Humanité
Employées au foyer ? « En 1991, 59% des femmes au foyer déclaraient avoir cessé leur activité pour des raisons personnelles. En 2011, elles ne sont plus que 21%. Le premier motif invoqué est devenu la fin d’un contrat à durée déterminée (35% des cas, contre 10% en 1991). » D’où cette question : « Les femmes vont-elles faire leur retour au foyer ? », interrogeait, il y a plus d’un an, Esther Vivas, du Centre d’études sur les mouvements sociaux de l’université Pompeu Fabra, à Barcelone. « Outre les coupes dans les droits sociaux, l’intellectuelle catalane alertait sur la baisse du taux d’occupation des femmes en Espagne. Leur taux d’emploi a en effet chuté de 58% à 54% entre 2008 et 2012 (source Eurostat). Une tendance que l’on retrouve en Grèce, en Italie, en Irlande, après une hausse constante depuis les années 2000. » Austérité et égalité ne feraient-ils pas un bon couple ?

 Michel Pourcelot Journaliste à L’inFO militante

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