Emploi et Salaires

Ponction sur l’AGEFIPH : incompréhensible et inacceptable

, Anne Baltazar

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Alors que la situation de l’emploi continue à se dégrader, que les personnes handicapées paient un lourd tribut avec une progression de demandeurs d’emploi inscrits de 10,6% en 1 an, (soit désormais 8% de l’ensemble des demandeurs d’emploi contre 6,4% 5 ans auparavant), la collecte des contributions des entreprises relevant de l’obligation d’emploi diminue depuis ces dernières années, avec une prévision pour l’année 2015 de 390 millions d’euros, soit une baisse conséquente de 35,4% puisque cette même collecte était aux environs de 604 millions d’euros en 2007.

L’annonce faite par le ministère du travail d’un prélèvement de 29 millions d’euros par an sur le budget de l’AGEFIPH pour les années 2015, 2016 et 2017 après celui de 50 millions d’euros en 2008, est inacceptable et incompréhensible.

À n’en pas en douter ce prélèvement va fragiliser la dynamique engagée par le conseil d’administration au regard de l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

Alors que, dans un contexte économique difficile, il a néanmoins fait progresser le placement des salariés handicapés, et amélioré l’insertion dans le cadre de l’alternance avec un nombre important d’actions de formations financées ou cofinancées par l’AGEFIPH.

Pour Force Ouvrière ceci est un nouveau désengagement de l’État qui vient se rajouter au transfert de charges déjà opérées vers l’AGEFIPH (DOETH : Déclaration Obligatoire d’Emploi de Travailleurs Handicapés, RLH : Reconnaissance de la Lourdeur du Handicap).

Pour toutes ces raisons Force Ouvrière demande au gouvernement de renoncer à cette nouvelle ponction et de prendre en compte la décision de rejet de cette mesure par le conseil d’administration réuni le 11 septembre 2014.

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Anne Baltazar
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Emeute violente à Narbonne où les ouvriers ont constitué un comité de défense viticole pour combattre la fraude et les abus en matière de salaire. Or, un des animateurs du comité, Amédée Ferroul, ancien maire socialiste de Narbonne, a été arrêté par ordre de la préfecture. La population manifeste contre l’incarcération de Ferroul et exige, sa libération. Entre temps, les manifestants élèvent des barricades et s’efforcent de pénétrer et d’incendier la sous-préfecture et le palais de justice. L’exaspération est poussée jusqu’à la révolte. La gendarmerie et la cavalerie chargent les manifestants, sans aucune sommation d’usage. Résultat de cette journée sanglante : quatre morts et plusieurs blessés. L’état de siège est proclamé et les auteurs de ce massacre odieux ne sont pas condamnés, car ils ont agi, selon les autorités officielles, « en légitime défense » !