Communiqué de FO

AFPA : Soutien à la mobilisation

, Nathalie Homand

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Le mercredi 7 novembre à 12h00 la Section Fédérale Nationale Force Ouvrière de la Formation Professionnelle des Adultes appelle à un rassemblement devant la tour Cityscope – 3, rue Franklin à Montreuil.

Ce rassemblement, auquel la Confédération Force Ouvrière apporte tout son soutien et auquel elle sera présente, est la date retenue par la direction de l’AFPA pour la mise en œuvre par la « réunion 1 » d’information / consultation du plan de licenciements présenté le 17 octobre dernier.

Derrière le massacre simultané de 1 541 postes équivalent temps plein, de 454 postes « modifiés » et de la fermeture de 38 centres annoncés à la perspective 2020, la direction se retranche derrière la possibilité de 600 départs en retraite et la création hypothétique de 603 postes créés en CDI dans le cadre de ce nouveau « projet ».

Si la direction estime ce plan ambitieux et crédible faute d’alternative, Force Ouvrière s’oppose à toute suppression de poste et à toute fermeture de centre et en appelle à l’État afin qu’il prenne les responsabilités qui sont les siennes pour que l’AFPA retrouve toutes ses capacités à former les demandeurs d’emplois, les salariés en reconversion pour leur intégration pérenne dans l’emploi.

Force Ouvrière appelle aujourd’hui tous ses militants à se mobiliser le mercredi 7 novembre en soutien aux camarades de l’AFPA.

 

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Sur l’auteur

Nathalie Homand

Secrétaire confédérale au Secteur de l’Economie et du Service Public


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Éphéméride

18 janvier 1803

Mort de Sylvain Maréchal
Fils d’un marchand de vin, Pierre-Sylvain Maréchal suit des études de droit et devient avocat à Paris. A l’âge de 20 ans il publie Bergeries, un recueil d’idylles, dont le succès lui vaut d’obtenir un emploi de sous-bibliothécaire au collège Mazarin dont il retirera une grande érudition. Admirateur de (...)

Fils d’un marchand de vin, Pierre-Sylvain Maréchal suit des études de droit et devient avocat à Paris. A l’âge de 20 ans il publie Bergeries, un recueil d’idylles, dont le succès lui vaut d’obtenir un emploi de sous-bibliothécaire au collège Mazarin dont il retirera une grande érudition. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Ses critiques du pouvoir absolu (Livre échappé du déluge, 1784) et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses oeuvres littéraires. Il est condamné à quatre mois de prison pour son Almanach des Honnêtes Gens (1788) où il substitue aux saints, des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire.
Sylvain Maréchal s’enthousiasme pour la Révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l’autoritarisme. Son article de février 1791, « Des pauvres et des riches », où il évoque « dans toute son ampleur le problème social qu’il n’avait abordé jusqu’ici que sous une forme sentimentale et morale » (Dommanget) s’inscrit dans la lutte entre royalistes et républicains. Dans la lutte entre Girondins et Jacobins, il ne prend partie pour l’un ni l’autre. Il montre son scepticisme sur le cours pris par la révolution dans son livre Correctif à la Révolution. Après la chute de Robespierre, il s’approche des Conjurés de Babeuf et rédige le Manifeste des Égaux, où il montre les hommes dupés par les belles paroles des politiciens ambitieux, les nouveaux tyrans assis à la place des anciens : « Disparaissez enfin, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernants et de gouvernés ». C’est à cause de cette phrase que le Comité directoire secret des Conjurés refuse de publier le manifeste. Le manifeste prône encore une fois la communauté des biens, c’est-à-dire la terre. Son originalité réside, selon Dommanget, dans « la double réunion du principe révolutionnaire et de l’idée communiste au mouvement de la masse laborieuse ». Ses écrits n’étant pas signés, Maréchal échappe aux poursuites judiciaires contre les Conjurés, et continue de publier jusqu’à sa mort survenue le 18 janvier 1803.