Ferroviaire

Alstom : grève et rassemblement devant Bercy à l’appel de FO

, Clarisse Josselin

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Grève et manifestation des salariés d’Alstom devant le siège d’Alstom à Saint-Ouen (93) le 27 septembre 2016. Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

Une intersyndicale appelle les salariés d’Alstom à se mettre en grève le 30 novembre et à se rassembler devant le ministère de l’Economie et des Finances. Les syndicats, dont FO, exigent du gouvernement qu’il prenne des mesures pour préserver tous les sites et tous les emplois en France de l’industriel ferroviaire, qui a annoncé fin septembre son mariage avec l’allemand Siemens.

Les salariés du groupe français Alstom sont appelés par une intersyndicale FO-CFDT-CFE-CGC-CGT à faire grève le 30 novembre et à se rassembler en fin de matinée devant le ministère de l’Économie et des Finances pour préserver l’emploi et les implantations industrielles.

Un projet de rapprochement des activités ferroviaires des groupes Alstom et Siemens a été annoncé le 26 septembre. Le protocole d’accord, qui n’a pas été rendu public, prévoit qu’Alstom devienne une filiale du groupe Siemens après apport des activités ferroviaires de Siemens, comme le rappelle l’intersyndicale dans un tract. L’opération devrait être finalisée fin 2018.

FO craint des suppressions de postes liées aux doublons

Les syndicats exigent du gouvernement qu’il prenne les mesures qui s’imposent pour préserver tous les sites Alstom en France, toutes les activités et tous les emplois sur chaque site. Ils lui reprochent de se retirer du capital d’Alstom (où il était présent à hauteur de 20 %) au profit des actionnaires, et ainsi de renier les engagements qu’il avait pris au moment de la vente du secteur énergie d’Alstom à GE, à savoir devenir actionnaire de référence pour garantir le maintien des emplois sur Alstom.

Le gouvernement avait affirmé fin septembre avoir obtenu des garanties sur l’absence de suppression d’emplois et de fermeture de site en France durant quatre ans. Alstom emploie dans l’hexagone 8 500 salariés répartis sur 12 sites. Fin septembre, la fédération FO Métaux et ses syndicats disaient n’être pas rassurés pour les garanties soi-disant obtenues par l’État pour l’emploi. Le syndicat FO Alstom redoute notamment des suppressions de postes liées aux doublons.