Après le 1er février 2022

Fédération FNAS-FO par Action sociale

Communiqué de la FNAS-FO

A nouveau, les salariés du secteur sanitaire, social et médico-social, de l’insertion, de la protection de l’enfance, de la petite enfance et de l’aide à domicile se sont mis en grève, le 1er février, comme ils l’ont fait le 7 décembre 2021 et le 27 janvier 2022.

30 000 manifestants recensés dans toute la France le 1er février !

Toujours déterminés, ils se sont mobilisés pour dire on n’en peut plus de nos salaires de misère, de nos conditions de travail dégradées, du manque de moyens, de la perte de sens de nos secteurs.

Nous voulons les 183 euros pour tous sans contrepartie ! Pas touche à nos conventions collectives !

Ainsi ils ne furent pas moins de 200 salariés à la Rochelle (17), 650 à Bordeaux (33), 600 à Rennes (35), 300 à Tours (37), 700 à Nantes (44), 2000 à Lille (59), 800 à Strasbourg (67), une centaine à Chalon-sur-Saône (71), 250 à Annecy (74) et plus de 5000 à Paris. Des services comme celui du SAGE de l’association Jean Cotxet (75) ont compté plus de 40 % de grévistes, 70 % de grévistes à l’AGD du Viaduc (63), etc.

La réponse des employeurs fut très claire. Par endroits, la réquisition des personnels en accord avec les préfets pour casser le mouvement de grève.

Au niveau national, c’est l’accélération du processus de tentative de casse de nos conventions collectives qui est annoncée, conformément à la dernière lettre de mission du Premier ministre, pour tenter d’ouvrir une négociation en vue d’une Convention Collective Unique Etendue.

La conférence des métiers prévue le 18 février en sonnerait le coup d’envoi.

Face à ces projets destructeurs de tous nos droits collectifs et qui ne prennent absolument pas en compte les légitimes revendications des salariés, la FNAS FO ne laissera pas faire.

Elle invite ses syndicats avec les salariés dans les Assemblées Générales à s’organiser pour renforcer le rapport de force, décider de motions refusant ce processus et ainsi faire barrage à ce projet destructeur que serait la CCUE.

Lors de la conférence des métiers du social et médico-social, le 18 février 2022, nous réaffirmerons notre opposition à ce projet.

A l’ouverture de cette conférence, la délégation FO Action Sociale/Santé Privée fera une déclaration en ce sens et quittera la séance.

Nous appellerons, ce jour-là, à une mobilisation contre ce projet destructeur.

Continuons de renforcer partout la mobilisation pour obtenir satisfaction sur toutes nos revendications.

NON
• aux salaires aux mérites et aux critères classant
• à la destruction programmée de nos acquis conventionnels

OUI
 au maintien et à l’amélioration de toutes les conventions collectives
 aux 183 euros pour tous sans contrepartie
 à des financements et des moyens à la hauteur des besoins pour garantir et améliorer les conditions de travail et d’exercice professionnel des salariés ainsi qu’ une prise en charge de qualité pour les patients et les résidents.

Action sociale Secrétaire général