Areva : plus de 90% de grévistes en moyenne sur les sites contre le démantèlement et pour la défense des emplois

Emploi et Salaires par Evelyne Salamero

Pierrelatte

Sites de production à l’arrêt, manifestations, barrages filtrants : les salariés d’Areva, à l’appel de FO et de quatre autres organisations syndicales, se sont fortement mobilisés ce 2 juin, à la veille d’une réunion à l’Élysée sur la filière nucléaire, pour défendre les emplois au sein du groupe nucléaire et dire non à son démantèlement, une première depuis l’annonce en mai de la suppression de 3 000 à 4 000 postes en France. On compte plus de 90% de grévistes en moyenne sur les sites industriels selon FO. La direction fait état d’un taux de grévistes « entre 50% et 60% ».

Détenu à près de 87% par l’État, Areva a accusé une perte nette d’environ 5 milliards d’euros en 2014, mais 735 millions d’euros de résultat opérationnel. Le groupe, qui emploie 44 000 personnes (dont 29 000 en France), a engagé un plan d’économies d’un milliard d’euros d’ici à 2017, qui devrait se traduire par la suppression de 6 000 postes, dont 3 000 à 4 000 en France. L’État a parallèlement appelé à un rapprochement entre Areva et EDF, qui s’est traduit par une offre de l’électricien sur Areva NP, la division réacteurs du groupe nucléaire, ce qui entraînerait un démantèlement du groupe que les salariés rejettent.

Cherbourg

Evelyne Salamero Journaliste à L’inFO militante - Rubrique internationale

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