Portrait - FO Hebdo

Assistant parlementaire certes, syndicaliste aussi

, Valérie Forgeront

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Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

Thierry Besnier travaille à l’Assemblée auprès d’une députée. Il est aussi le secrétaire général du Syndicat national FO des collaborateurs parlementaires, qui lutte pour l’obtention d’un statut.

L’engagement syndical, politique, associatif… Il est tombé dedans dès l’enfance. Son père, salarié des Chantiers de l’Atlantique, était militant FO. Sa mère, agent de la Sécurité sociale, était elle aussi syndiquée. Mais pas à FO. Les repas de famille étaient parfois animés !, s’amuse Thierry Besnier, jeune quadra né près de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). En fac d’histoire il s’engage auprès de syndicats étudiants, puis en début de carrière auprès d’un syndicat professionnel qu’il quitte vite pour rejoindre FO. J’ai le militantisme éclectique, plaisante le nouveau secrétaire général du Syndicat national FO des collaborateurs parlementaires. De Nantes à Angers, puis Paris pour rejoindre sa compagne, sa carrière de formateur et de conseiller d’insertion l’a curieusement mené à l’Assemblée quand une députée, amie de longue date, lui propose de la rejoindre.

Le combat pour un statut continue

2 000

C’est environ le nombre d’assistants parlementaires employés par des députés ou des sénateurs au sein des deux chambres.

Il n’y a pas de parcours type pour devenir assistant, explique Thierry Besnier, reprenant sa casquette syndicale. Majoritaire, le SNCP FO, qu’il a participé à créer en 2013, lutte toujours pour l’obtention d’un statut qui serait garant des droits des quelque 2 000 assistants employés de micro-entreprises un peu spéciales. Leur employeur c’est en effet le député ou le sénateur auquel ils sont attachés et la gestion des contrats se fait par l’Administration des deux chambres. Pas simple. Ainsi, l’accord collectif signé en novembre par les syndicats, dont FO, sera caduc dès la nouvelle mandature en juin. Pour Thierry Besnier, il faut la création d’un CHSCT, la reconnaissance d’un statut et du fait que l’Assemblée soit le co-employeur des assistants… La route est encore longue