Communiqué de Force Ouvrière

Austérité contre universalité

, Jocelyne Marmande

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L’annonce du gouvernement de moduler les allocations familiales en fonction des revenus, n’a pas pour objectif d’amener plus de justice, mais tout simplement d’habiller d’une autre manière sa politique d’austérité.

Pour justifier sa politique d’économie tout azimut, le gouvernent n’hésite pas à ouvrir la boite de Pandore en remettant en cause l’universalité des allocations familiales tant intergénérationnelle qu’entre riches et pauvres.

Cela pourra avoir aussi des conséquences dans d’autres branches de la sécurité sociale comme la maladie ou la vieillesse, ce qui compromet gravement la solidarité inhérente à la sécurité sociale.

Pour FO, le gouvernement confond la politique familiale qui a pour objectif de maintenir un taux élevé de natalité avec une politique fiscale qui est de nature redistributive. Or le gouvernement a renoncé à une réforme fiscale.

Force Ouvrière rejette cette nouvelle disposition qui amplifie la politique d’austérité, d’injustice et de discrimination à l’égard des familles.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jocelyne Marmande

Secrétaire confédérale - Secteur Protection sociale


Assurance Maladie - Allocations Familiales - Recouvrement - Commission nationale des Accidents du travail et Maladies Professionnelles - Prévention-Hygiène-Sécurité


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Éphéméride

11 décembre 1907

Procès des ouvriers de Raon-l’Étape
Au cours d’une manifestation, des grévistes réclamaient l’amélioration de leur sort ; une violente échauffourée s’ensuivit à Raon-l’Étape, en juillet 1907, qui fit trente-quatre blessés et deux morts. L’ironie de l’histoire, c’est que la justice frappa non pas le provocateur du massacre, un gendarme, mais (...)

Au cours d’une manifestation, des grévistes réclamaient l’amélioration de leur sort ; une violente échauffourée s’ensuivit à Raon-l’Étape, en juillet 1907, qui fit trente-quatre blessés et deux morts. L’ironie de l’histoire, c’est que la justice frappa non pas le provocateur du massacre, un gendarme, mais des ouvriers, parmi lesquels onze furent détenus illégalement, par prévention.
L’accusation, fondée sur des délits inventés de toute pièce, « établit la culpabilité » des grévistes. Et c’est ainsi que cinquante-deux manifestants furent condamnés à des peines diverses, allant de six jours jusqu’à dix mois de prison.
« Ce progrès, écrivit La Voix du Peuple, le journal de la CGT, était la plus odieuses des infamies ». La partialité flagrante de ce jugement souleva à l’époque, l’indignation de toute la classe ouvrière.