Culture

Beaubourg : après une première victoire, la grève est suspendue

, Evelyne Salamero

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Olivier Bruchez (CC BY-SA 2.0)

Au terme de 12 jours de grève à l’appel du syndicat FO (majoritaire) et de l’UNSA, les personnels du centre Pompidou (Beaubourg) à Paris, ont obtenu des avancées conséquentes et ont donc voté la suspension de leur mouvement vendredi 7 avril. Ils n’en continuent pas moins de revendiquer des garanties quant à leur déroulement de carrière, n’écartant pas, si nécessaire, une reprise de la grève

Il aura fallu douze jours de grève de toutes les catégories du personnel du centre Beaubourg, entraînant la fermeture du site, plusieurs rendez-vous au ministère de la Culture et, après intervention du secrétaire général de la Confédération FO, Jean-Claude Mailly, une rencontre à Matignon, avec un rassemblement des grévistes aux abords des bureaux du Premier ministre, pour que les choses se débloquent et que les revendications commencent à être entendues.

Les agents (contractuels de droit public) du centre Pompidou refusaient d’être titularisés fonctionnaires, en application d’un décret paru le 7 avril, sans maintien des salaires et des acquis.

Ils revendiquaient aussi des garanties pour l’emploi de ceux d’entre eux qui choisiraient de rester agents contractuels.

Pas de perte de salaire, pas de licenciements, mais des avancements encore bloqués

Vendredi 7 avril, ils ont obtenu la garantie écrite qu’aucun des agents qui resteront contractuels ne seront licenciés.

Le ministère et la direction ont également garanti que la titularisation n’entraînera aucune baisse de rémunération, quelle que soit la catégorie (C, B, et A) dans laquelle se feront les reclassements des qualifications actuelles. Sans cette garantie, le passage sur la grille de la Fonction publique aurait entraîné des pertes de salaire pouvant aller jusqu’à 20%, voire 30%.

Un problème reste à ce jour non résolu : la remise en cause, du fait du passage sous le statut de la Fonction publique, des règles d’avancement actuellement en vigueur. Le ministère et la direction se sont toutefois engagés à ce qu’une instance de négociation avec les organisations syndicales spécifiquement dédiée à cette question soit mise en place au niveau de l’établissement, en lien avec le ministère.

C’est sur ce dernier point que les personnels, réunis en assemblée générale le 7 avril, se réservent la possibilité de reprendre la grève.

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Evelyne Salamero

Journaliste - Rubrique internationale

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