L’Éditorial de Jean-Claude Mailly

Ça suffit ! Maintenant, le social !

, Jean-Claude Mailly

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« Nous voulons accélérer les réformes. Si nous allons au bout de ce que nous avons enclenché, nous aurons alors un bilan supérieur à ce qu’a pu faire l’Allemagne il y a dix ans ! »

Cité par Les Échos, le ministre de l’Économie, M. Macron, entend donc faire du « super Hartz », nom du ministre allemand du Travail sous Schröder, qui a battu en brèche nombre de droits sociaux. Ce qui, sur le plan social, a conduit à une augmentation importante de la précarité et de la pauvreté.

Affiche - Ça suffit ! 9 avril grève

Ces « réformes structurelles » consistent à flexibiliser et précariser le social et le travail pour répondre aux dogmes économiques libéraux.

Dans le collimateur, citons notamment :

- l’Assurance chômage, le gouvernement voulant accélérer les négociations pour parvenir à des économies ;

- les accords dits de maintien de l’emploi, jugés trop rigides ;

- la facilitation des embauches dans les TPE-PME.

C’est dans cette logique également qu’il faut interpréter les déclarations récentes sur la durée du travail ou le contrat de travail unique.

Sur ce dernier point, avec le soutien des économistes libéraux ou sociaux libéraux qui conseillent le président de la République, il s’agirait de flexibiliser le CDI en rendant le licenciement plus facile. Deux objectifs affichés, la création d’emplois selon la vieille formule « les créations d’emplois passent d’abord par le licenciement » (sic) et la simplification du Code du travail. En oubliant au passage de souligner qu’en matière de contrat de travail la complexité, au fil du temps, tient aux demandes exaucées des employeurs pour les CDD, CDI, contrats d’usage, CDI intérimaire, etc.

La frénésie du trip libéral continue donc !

Face à une telle surdité gouvernementale, face à un tel démaillage social et républicain, l’heure doit être à l’offensive. Marquer le coup sur le terrain social, c’est réussir la journée de grève et de manifestations du 9 avril.

L’ensemble des salariés, du privé comme du public, est appelé à y participer. Il nous appartient de tout mettre en œuvre pour réussir le 9 avril.

Comme l’exprime le slogan confédéral :

Ça suffit ! Maintenant, le social !