Mobilisation

Carsat de Normandie : les grévistes ont remporté la première manche

, Evelyne Salamero

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Au terme d’un mouvement de grève reconductible de cinq semaines, à raison de 55 minutes par jour, les agents de la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail) de Rouen ont obtenu la suspension du plan de réorganisation tel que voulait l’imposer la direction.

La direction de la Carsat de Rouen a dû suspendre le regroupement de trois services en deux pôles. Elle devra faire de nouvelles propositions et les négocier avec les organisations syndicales. De plus, l’Inspection du travail, saisie par le CSE (Conseil social et économique) dans le cadre d’une procédure d’alerte pour DGI (danger grave et imminent), a entamé une enquête et recevra les organisations syndicales le 21 mai.

C’est donc une première victoire qu’ont remportée les agents du service PPS (Pôle Production spécialisée) chargés des demandes de départ anticipé (travailleurs handicapés et carrières longues), en grève du 18 mars au 25 avril, à l’appel de FO, de la CGT et de la CFDT, soit de l’ensemble des organisations syndicales présentes à la Carsat de Rouen.

La revendication au cœur du mouvement : à travail égal, salaire égal

A la mi-mars, le projet de réorganisation de la direction a provoqué plusieurs cas de souffrance au travail, (tensions, altercations, pleurs, stress...), ce qui a motivé le déclenchement de la procédure d’alerte par le CSE.

Les agents du service PPS ont en effet rapidement constaté que la direction entendait leur imposer de faire le même travail que leurs collègues mais avec une classification et donc des salaires inférieurs.

La direction refusant d’entendre leur revendication, à savoir que tous les agents soient reclassés au niveau le plus élevé, la grève a débuté. L’employeur s’obstinant, et ce bien que les organisations syndicales aient proposé que les reclassifications s’effectuent en deux étapes sur deux ans, la grève a été reconduite... Jusqu’à ce que la direction annonce, lors de la séance plénière du CSE du 25 avril, qu’elle reportait son projet et qu’elle étudiait de nouvelles propositions. Des propositions désormais attendues par les agents et les organisations syndicales, qui décideront en fonction de leur contenu, d’une reprise ou non du mouvement.

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Evelyne Salamero

Journaliste - Rubrique internationale

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