Charrette de licenciements d’enseignants fonctionnaires stagiaires ? Inadmissible pour FO

Emploi et Salaires par Enseignement, Culture et Formation professionnelle

Jamais autant de stagiaires n’ont été convoqués devant les jurys académiques qui vont statuer sur leur titularisation. Les résultats tombent petit à petit. Ainsi à Versailles, 112 professeurs des écoles stagiaires à mi temps passent devant le jury académique. Dans le Val-d’Oise, 16 sont renouvelés et un licencié. Dans l’Essonne, 30 sont renouvelés et 5 licenciés. A Strasbourg, 4 avis défavorables chez les agrégés (0 les autres années), chez les certifiés, 10 licenciements, 29 renouvellements. A Créteil, il y a tellement de dossiers que les jurys se réunissent pour le premier degré sur 3 jours…

A l’évidence, y a un problème : les stagiaires, fonctionnaires de l’État, recrutés sur concours, mis directement dans les classes sur des temps complets ou non ont dû faire face à des conditions de formation déplorables que FO n’a cessé de dénoncer tout au long de l’année.

La formation dans les ESPE dont ils ont du essuyer les plâtres a été différente d’une ESPE à l’autre, d’une discipline à l’autre, avec des exigences parfois monstrueuses au nom d’un parcours adapté à chacun : nouveau mémoire, DU, nouveau master, présence obligatoire, allongement à l’infini des tâches diverses et variées demandées.

Les stagiaires ont dû faire cours dans des conditions ingérables : affectation en CP malgré les recommandations ministérielles, classes surchargées, classes à examen, etc.

Et aujourd’hui, le ministère, via les jurys voudrait se débarrasser d’eux sous les prétextes les plus divers : manque d’assiduité à l’ESPE, non acquisition de la « posture attendue », délivrance de notes chiffrées…

Mais que cherche-t-on ? Décourager tous les stagiaires et les futurs candidats aux concours ?

Combien manquera-t-il de professeurs devant élèves à la rentrée ?

Comment comprendre que sur la seule académie de Paris, 10% des agrégés externes aient un avis défavorable à la titularisation, 7% des certifiés, 20% des certifiés de mathématiques…

Les ESPE, les recteurs, n’ont pas mis en place avec bienveillance la formation due à un fonctionnaire d’État stagiaire.

Avec la ministre, ils ont mis en place « une période d’essai » !

Va-t-on retrouver les mêmes collègues licenciés recrutés par Pôle emploi l’an prochain pour devenir contractuels sans droit ni garantie, corvéables à merci ?

La FNEC FP-FO exige que ces stagiaires, qui ont assuré leur classe pendant toute l’année au bénéfice des élèves et de l’institution, soient titularisés.

La FNEC FP-FO renouvelle son exigence à la Ministre, il y a urgence.

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