Clauses de désignation : le Comité Européen des Droits Sociaux donne raison à FO

Communiqué de FO par Philippe Pihet

À la suite de l’accord national interprofessionnel de 2013 – non signé par Force Ouvrière – le Conseil constitutionnel avait écarté les clauses de désignation au nom de la liberté d’entreprendre et de la liberté contractuelle. Ces clauses entrainent l’obligation, généralisée à l’ensemble des entreprises de la branche, de souscrire un contrat de complémentaire santé ou de prévoyance couvrant ainsi tous les salariés de la branche auprès de l’organisme d’assurance désigné par les interlocuteurs sociaux.

Y voyant une atteinte au droit de la négociation collective, Force Ouvrière a porté cette décision devant le Comité européen des droits sociaux, qui vient de lui donner gain de cause. À l’unanimité, il conclut à une violation de l’article 6 alinéa 2 de la Charte sociale européenne : l’interdiction générale des clauses de désignation n’est pas proportionnée au but légitime poursuivi.

Force Ouvrière s’en félicite : cette décision est une grande victoire pour la mutualisation, dans un domaine où elle prend tout son sens. La mutualisation permet en effet de préserver la logique de solidarité en matière de protection sociale complémentaire en même temps que l’égalité de traitement entre salariés d’une même branche professionnelle. Elle garantit par ailleurs un niveau de prestation et de cotisation, là où les clauses de recommandation ouvrent le marché de la prévoyance à la concurrence lucrative.

Ce rapport du Comité européen des droits sociaux vient d’être transmis au Comité des ministres. Mais sans attendre, Force Ouvrière en appelle au Législateur et à l’Exécutif pour que soit intégré au Code de la Sécurité sociale un dispositif de mutualisation au niveau de la branche dans le domaine des complémentaires.

Les derniers communiqués Tous les communiqués

Une victoire juridique européenne contre le plafonnement des indemnités : bonne nouvelle pour les travailleurs français !

Communiqué de FO par Frédéric Souillot, Marjorie Alexandre

Le syndicat italien CGIL a obtenu gain de cause devant le Comité Européen des Droits Sociaux (CEDS) – organe officiel chargé d’interpréter la Charte Sociale Européenne – dans une décision publiée le 11 février dernier contre le plafonnement des indemnités pour licenciement injustifié introduit par le Jobs Act – une réforme du droit du travail italien de 2015 – similaire au plafonnement français introduit par les ordonnances travail de septembre 2017.

Privatisation du paiement de l’impôt !

Communiqué de FO par Nathalie Homand

Suite à l’obligation du paiement en ligne sur Internet pour tout impôt supérieur à 300 € et l’interdiction de régler en espèces dans certaines trésoreries, les contribuables pourront bientôt acquitter leurs impôts, taxes ou même factures de cantines dans plus de 600 bureaux de tabac dans certains départements pour la phase expérimentale.