La « cartocrise » élaborée par l’Observatoire des politiques culturelles (OPC) fait peine à lire. Ce site recense les baisses de financements signalées par les structures culturelles en France et leurs conséquences. Plus de 767 structures ont pris la peine de faire remonter leurs difficultés dans ce dispositif. Ainsi, par exemple, 125 059 euros de subventions en moins en 2025 de la part de la région Pays de la Loire, du département et de la commune de Saint-Nazaire pour le Centre national de création musicale de la ville, cela entraînant la suppression de 1 500 heures d’intermittence par rapport à 2024. À Herblay-sur-Seine, la compagnie Riposte perd 23 000 euros de subvention provenant du département du Val-d’Oise et cela débouche sur un licenciement économique. Moselle agence culturelle voit disparaître 1,8 million de son budget en provenance du département et c’est... la cessation complète d’activité.
Toutes les activités concernées
D’après l’OPC, 49 % des collectivités ont diminué, plus ou moins drastiquement, leur budget consacré à la culture entre 2024 et 2025, contre 21 % entre 2023 et 2024. Toutes les actions culturelles sont touchées. Les collectivités déclarent ainsi avoir diminué de 36 % leurs financements à destination des festivals et événements, et de 35 % ceux en direction du spectacle vivant. Et 64 % des départements ont réduit leur budget culture ainsi que 60 % des régions. Ces coupes sont liées à la diminution des budgets globaux des collectivités. Les sources de financement qui résistent le mieux sont celles en provenance des communes : seules 20 % d’entre elles ont déclaré une baisse des subventions accordées.
Enfin, 26 % des collectivités employeuses ayant répondu à l’enquête déclarent une diminution de leurs emplois dans le secteur culturel (vingt-huit départements sont concernés et vingt communes). Suspendu aux arbitrages budgétaires qui seront décidés pour 2026 et craignant qu’un nouveau cran d’austérité soit imposé aux collectivités territoriales, le monde de la culture s’inquiète : Cette année déjà, pour la première fois, le montant total des cotisations versées au FNAS (Fonds national d’activités sociales des entreprises artistiques et culturelles) a diminué,
