Congrès d’UD

Combattre l’hémorragie des emplois dans l’Aube

, Françoise Lambert

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Le XXe congrès de l’Union départementale de l’Aube s’est tenu le vendredi 13 mars 2015 à Saint-Julien-les-Villas, près de Troyes, sous la présidence de Michèle Biaggi, secrétaire confédérale FO. Arnaud Marchal a été réélu au poste de secrétaire général de l’Union départementale et la résolution du congrès a été adoptée à l’unanimité.

La défense de l’emploi et des services publics, les salaires et le combat contre le Pacte de responsabilité et le projet de loi Macron qui remettent en cause les droits des travailleurs, ont été au centre des débats, qui ont réuni une centaine de militants et adhérents FO.

Dans son rapport oral, Arnaud Marchal a fait part d’une importante dégradation de l’emploi dans le département avec une augmentation des licenciements économiques et une multiplication des fermetures d’entreprises. En 2014, le taux de chômage a atteint 12,3%, avec 1 544 chômeurs de plus que l’année précédente. « Nous risquons de dépasser la barre des 20 000 chômeurs dans les prochains mois, avec les plans sociaux qui se profilent », indique Arnaud Marchal.

Taux de chômage à 12,3%

Au sein de l’entreprise Petitjean, filiale du groupe saoudien Al-Babtain qui fabrique des mats et des poteaux électriques sur le site de Saint-André-les-Vergers, 192 suppressions de postes sont en vue, dont 129 licenciements sur un total de 420 postes. Quant aux quelque 400 salariés de Simpa, un groupe de menuiserie industrielle, ils ont quasiment tous été licenciés après la délocalisation d’une partie de la production en Roumanie et la perte de leur principal et quasi-unique client Brico Dépôt il y a environ six mois. Deux exemples parmi des dizaines de plans de licenciements.

Devant cette hémorragie d’emploi, le congrès demande notamment « l’instauration de dispositifs publics de cessation d’activité en fin de carrière parallèlement à l’embauche des jeunes ». Il estime aussi que « Le CDI à temps complet doit rester la norme ».

Le congrès a également rappelé sa revendication majeure d’une augmentation des salaires dans le privé comme dans le secteur public, et sa volonté de développer la syndicalisation. Les délégués ont également souligné l’importance de la journée de grève interprofessionelle du 9 avril pour faire valoir leurs revendications.