Société

COP 21 : Un enjeu écologique et social !

, Union des Cadres et Ingénieurs

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(Photographie : F. Blanc / FO Hebdo - CC BY-NC 2.0)

Communiqué de FO Cadres

Dans un contexte post-traumatique suite aux attentats du 13 novembre, la 21e Conférence des parties (COP21) est réunie à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. Elle s’est fixé pour objectif que les 195 pays signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) parviennent à contenir l’augmentation moyenne globale des températures à moins de 2°. L’objectif est majeur car l’enjeu est de taille. La lutte contre le réchauffement climatique est un enjeu planétaire qui concerne la survie de l’humanité. Enjeu environnemental, cette lutte est également un enjeu démocratique et économique qui nécessite une adaptation pour qu’elle soit potentiellement créatrice d’emplois et non pas une opportunité pour les défenseurs d’un ultra-libéralisme au démantèlement des systèmes de protection sociale et à la privatisation des pans entiers des missions jusque-là confiées aux services publics.

Si la réussite de la conférence réside dans la capacité des États à s’accorder sur les voies et moyens pour réduire les émissions de gaz à effets de serre, son succès appelle à penser la question écologique dans un cadre plus globale pour qu’elle ne soit pas un simple rafistolage écologique. Car l’environnement est bien aujourd’hui la priorité politique mondiale.

La COP21 devra dépasser la simple question du climat et aborder les véritables questions économiques et sociales qui découlent, plus largement de la crise environnementale. Si nous pouvons nous féliciter de l’adoption par l’OIT de critères pour une transition industrielle « juste » reste à savoir jusqu’à quel point les négociations entre les chefs d’État tiendront compte de ses demandes pour garantir une diminution suffisante des émissions de carbone, la création de nouveaux emplois et le soutien aux travailleurs et aux populations confrontés à la transformation des industries. Des droits et des compensations devront voir le jour pour faire face à ces nouvelles contraintes et pénibilités.

Repeindre la maison en vert ne suffira pas. La lutte contre le réchauffement climatique et les autres désordres écologiques planétaires (déforestation, pollution des océans, érosion de la biodiversité..) appelle une transformation du système capitaliste pour obtenir une répartition plus juste des richesses mondiales en faveur d’un développement économique qui soit source de progrès social, de justice et de respect de l’environnement.