Cop22 : Allo, Washington, on a un problème...

Revue de presse par  Michel Pourcelot

Article publié dans le Dossier Climat

En pleine COP22, qui s’est tenue à Marrakech du 7 au 18 novembre, un climato-sceptique a été élu à la présidence des États-Unis, pays figurant parmi les plus gros pollueurs de la planète. Inquiétudes de la presse.

Sud-Ouest
La COP reste optimiste : Si les avancées concrètes sont maigres, les États ont au moins confirmé leur engagement dans la lutte contre le réchauffement malgré l’élection surprise de Donald Trump. Ce qui a pourtant jeté un froid. Allo, Washington, on a un problème : les États-Unis seront le seul pays au monde dirigé par un homme, Donald Trump, pour qui le réchauffement climatique est un canular. Problème, il s’agit du deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre avec 15% du total. Un pays dont le partenariat avec la Chine a permis ces deux dernières années de sortir la négociation planétaire de l’enlisement qui la guettait. Aussi le coup a-t-il été rude pour les quelque 190 délégations présentes à Marrakech le 9 novembre au matin. Coup de Trafalgar à Marrakech ?

Le Monde
En tout cas, une ombre sur la planète bleue. Cette étape marocaine qui devait célébrer l’entrée en vigueur de l’accord de Paris conclu en décembre 2015 a été perturbée par l’onde de choc de l’élection aux États-Unis du climatosceptique Donald Trump. Le candidat républicain avait promis durant sa campagne de quitter l’accord de Paris. Apparemment, Paris n’est pas une fête pour lui.

Libération
A Marrackech, on a gardé son sang-froid face au trouble-fête : L’élément de langage de la semaine a, sans conteste, été irréversibilité. L’Accord de Paris est irréversible, ont martelé, dans le désordre et dans toutes les langues, François Hollande, le secrétaire d’État américain John Kerry, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, son homologue marocaine, le président de la COP22 Salaheddine Mezouar…. Problème l’accord irréversible est non-contraignant : l’accord (de Paris) est entré en vigueur début novembre, mais sans mécanismes de sanction, il repose essentiellement sur le bon vouloir des États à respecter leurs engagements en termes de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Et les multinationales ? A la COP 21, que venaient faire EDF, Engie (ex-GDF-Suez), Renault-Nissan, Air France, BNP Paribas, Michelin ou Suez Environnement à la conférence climat du Bourget ? Et pourquoi Carrefour, Veolia, Coca-Cola [...].

La Tribune Afrique
Jamais très loin des multinationales, la Banque Mondiale compte appuyer les réformes “vertes” comme la suppression des subventions aux combustibles fossiles ou encore créer des réglementations adaptées pour inciter les investisseurs privés à s’intéresser aux énergies renouvelables. Plus de privé, moins de carbone ? Le groupe devrait également appuyer le financement permettant une transition vers une économie sans carbone en offrant sa garantie de manière à atténuer les risques pour les investisseurs potentiels. La porte du marché est verte et ouverte.

 Michel Pourcelot Journaliste à L’inFO militante

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