Coronavirus : Protéger les salariés en première ligne

Revue de presse par Christophe Chiclet, journaliste L’inFO militante

© Ian HANNING/REA

Le gouvernement parle d’une prime exceptionnelle de 1 000 euros pour les travailleurs les plus exposés. Encore faudrait-il aussi et très rapidement les protéger. Aperçu dans la presse.

Le Figaro
Le quotidien a interviewé les leaders syndicaux, dont Yves Veyrier : […] S’il est très important d’aider les entreprises pour éviter les licenciements, ce qui saute aux yeux c’est que contrairement à leurs employeurs qui vont être couverts à 100%, les salariés au chômage technique ne vont au final pas toucher 100% de leur salaire. De plus, pour eux, le paiement des loyers et des factures ne va pas être suspendu. Il faudrait donc que les entreprises versent à leurs salariés un complément de revenu pour combler ce manque à gagner et garantir leur pouvoir d’achat.

Le Parisien
À propos du chômage partiel : Les salariés toucheront 70% de leur salaire brut et 84% du net. En revanche, les employeurs, qui paieront les heures chômées, seront indemnisés à 100% par l’État. Le quotidien de préciser :  L’employeur se doit de payer les heures, de travail ou chômées aux échéances habituelles, précise-t-on dans l’entourage de la ministre du Travail.

Les Échos
Autres mesures gouvernementales : Pendant la période actuelle, c’est zéro licenciement. C’est ce qu’a affirmé lundi [16 mars] la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, aux leaders des organisations patronales et syndicales lors d’une conférence téléphonique, selon l’un des participants… Le gouvernement ne veut laisser d’autre choix aux entreprises que de passer par le chômage partiel. Des paroles !

AFP
Les organisations syndicales en général, et FO en particulier sont mobilisées pour que les salariés ne soient pas de la chair à canon : Les syndicats CGT et FO ont réclamé lundi [16 mars] la fermeture des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), jugeant irresponsable de rassembler autant de salariés sur ce site de construction navale en pleine pandémie, une demande rejetée par la direction. Et l’agence française d’information d’ajouter : Dans un communiqué séparé, le syndicat FO demande de mettre l’entreprise en confinement et les salariés au chômage technique en leur assurant un maintien de salaire à 100%. Les Chantiers de l’Atlantique c’est 3 300 salariés, près de 5 000 sous-traitants et intérimaires et les quelques 1 200 membres d’équipage du paquebot Apex, que nous devrons livrer à la fin du mois, qui travaillent dans des espaces confinés, explique le syndicat qui demande une fermeture à l’image de celles annoncées par Michelin ou PSA. Notre Secrétaire général, interrogé par l’AFP, exigeait des dispositions beaucoup plus vigoureuses de la part du gouvernement, des pouvoirs publics, pour assurer la sécurité des salariés .

Le Monde
FO présente en première ligne dans toutes les branches : Des employés de la Blanchisserie blésoise, près de Blois, envisagent eux aussi d’avoir recours à ce droit [de retrait], assure Éric Gondy, secrétaire général Force Ouvrière du Loir-et-Cher. Dans ce site industriel où, de jour comme de nuit, 180 opérateurs lavent le linge d’hôpitaux franciliens. Dans la grande distribution, La foule se presse en magasins depuis plusieurs jours, accroissant les risques de propagation du virus. Les employés sont très angoissés, mais ils viennent quand même, rapporte Laurence Gilardo, déléguée syndicale FO du groupe Casino.

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