Economie

Croissance nulle au deuxième trimestre 2015

, Mathieu Lapprand

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L’Insee attendait 0,3% de croissance au deuxième trimestre 2015. Rendus publics le 14 août, les chiffres de l’activité du pays montrent une stagnation : 0 % de croissance.

Rendus publics par l’Insee le 14 août, les chiffres de l’activité du pays au deuxième trimestre 2015 sont en berne, 0 % de croissance au lieu des maigres 0,3% attendus. Les économistes s’accordent pour considérer que c’est à partir d’1,5% de croissance annuelle que l’économie française peut commencer à recréer des emplois, le Premier ministre confirme donc l’augmentation du chômage en 2015 lorsqu’il explique : « l’hypothèse du gouvernement d’une croissance de 1 % en moyenne pour l’année 2015 est plus que jamais confortée ».

Diminution de la production de biens et de services

La production des biens et services a reculé de 0,1% ce trimestre contre une progression de 0,8% le trimestre précédent. Dans le secteur de la construction notamment, l’activité continue de régresser : -1,1% après -0,8%. Après une hausse de 1,3% lors des trois premiers mois de l’année, la production de biens manufacturés
recule de 0,7 %.

Au premier trimestre, la croissance du PIB de 0,7%, était portée par la consommation des ménages et la recomposition des stocks des entreprises. Ce sont ces deux indicateurs qui se sont effondré au deuxième trimestre. Seul le solde extérieur s’est amélioré grâce au ralentissement des importations et à la croissance des exportations. Du coté des investissements, ceux des entreprises progressent peu, de 0,2%, et celui des administrations publiques recule de 0,1%. Non seulement les résultats de la politique de l’offre se font donc toujours attendre pour les salariés, mais de plus, les chiffres de l’Insee sont cruels pour la politique menée : sur les deux premiers trimestres de 2015, c’est essentiellement la consommation des ménages qui soutient encore la faible croissance.

Pour Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de FO, "Ces chiffres ne constituent pas une surprise compte-tenu de la politique d’austérité menée. Ils sont la conséquence des restrictions qui pèsent sur les ménages et la demande publique notamment. Ils justifient pleinement notre revendication d’une révision du pacte de responsabilité.".