Congrès d’UD

Dans l’Indre-et-Loire, FO en rangs serrés contre la politique d’austérité

, Clarisse Josselin

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Près de 400 militants représentant 90 syndicats ont participé au XXXIVe congrès de l’union départementale d’Indre-et-Loire, qui s’est tenu le 15 octobre à Saint-Avertin, sous la présidence de Frédéric Souillot.

« C’est la première fois depuis des années que nous enregistrons une telle affluence », s’est félicité dans son discours d’ouverture Grégoire Hamelin, réélu par les délégués pour un second mandat de secrétaire général. Il a rappelé que FO était la seconde organisation du département tous secteurs confondus, et en première place dans la fonction publique.

Dans le privé, là où FO est implanté, la représentativité dépasse en moyenne les 40%. « Ces résultats sont encourageants et notre audience augmente d’année en année, la progression a doublé depuis le mandat précédent », a-t-il précisé.

Le développement des implantations reste la priorité de l’organisation dans ce département qui avait accueilli le congrès confédéral en 2015. « Faire adhérer est une impérieuse nécessité, a insisté Grégoire Hamelin. Demain, il est prévu que le niveau de négociation prioritaire soit l’entreprise, là où les salariés sont en fait les plus vulnérables. Là où le syndicat sera fort et bien représenté, collectivement les salariés pourront peser sur les négociations et défendre leurs droits. »

Il a ainsi appelé les militants à se lancer dès à présent dans la campagne pour les élections TPE de décembre 2016.

Les 22 intervenants à la tribune ont permis d’aborder l’actualité sociale dans tous les secteurs : la réforme des collèges, les regroupements d’hôpitaux en lien avec la Loi Santé, la dégradation des conditions de travail à La Poste ou à Pôle emploi, la lutte contre le travail dominical et en soirée dans les commerces…

Un délégué du CEA de Monts a rappelé le combat des salariés qui, après sept manifestations, ont fait reculer le gouvernement et obtenu de François Hollande l’abandon du plan de fermeture du site.

Des salariés déterminés peuvent faire reculer le patronat

Chez Michelin par contre, l’usine de Joué-les-Tours a sorti son dernier pneu début 2015 et 250 salariés ont été licenciés. Sur ces deux fermetures, l’union départementale FO avait revendiqué « un maintien du site et de tous les emplois ».

« L’usine a fermé principalement parce que nous n’avons pas réussi à faire l’unité avec les organisations syndicales, qui ont préféré négocier le plan de suppressions d’emplois et les soi disantes contreparties, a déploré Grégoire Hamelin dans son discours. La victoire du CEA est le signe que lorsque les salariés sont déterminés, on peut faire reculer le gouvernement ou le patronat. »

Dans la résolution adoptée à l’unanimité, les délégués condamnent la politique d’austérité du gouvernement, synonyme de « destruction des services publics », de « suppression d’emplois avec une hausse continue du chômage, et une remise en cause de tous les droits sociaux » et se traduit aussi par « la baisse constante du coût du travail et le blocage des salaires ».

Ils réaffirment que « l’augmentation du pouvoir d’achat demeure la revendication prioritaire et immédiate pour les travailleurs avec une hausse générale des salaires, des traitements, des pensions, des retraites, des allocations et des minima sociaux ».

Reprenant la conclusion de la résolution du CCN, les délégués appellent à « construire le rapport de force à même de faire reculer le gouvernement et le patronat et faire aboutir les revendications de FO. »