Dans le Val-de-Marne, un congrès contre la « Macron Economie »

Congrès d’UD par Evelyne Salamero

Confrontés à une augmentation du chômage de 6,9% en un an dans le département (la barre des 100 000 demandeurs d’emplois a été dépassée), les près de 300 délégués au Xe congrès de l’Union départementale du Val-de-Marne, ont fermement condamné la « Macron économie ».

Réunis le 23 juin à la maison des syndicats de Créteil, sous la présidence de Jean-Claude Mailly, ils ont notamment rappelé leur opposition au pacte de responsabilité et au CICE, dont ils ont fait la douloureuse expérience. Marc Bonnet, réélu secrétaire général, l’avait rappelé à l’ouverture du congrès : l’entreprise Pernod Créteil n’a pas hésité à supprimer 156 emplois après avoir bénéficié de 2,7 millions d’euros de CICE et avoir perçu 1,6 million d’aide publique.

200 suppressions de postes à la CPAM pour 34 embauches

L’austérité, ont souligné les militants FO, se traduit aussi par la suppression de 200 emplois à la CPAM du Val-de-Marne en 2015 et 2016 (pour 34 embauches). Résultat : on généralise les points d’accueil virtuels, les automates et on demande à l’assuré de faire lui-même le travail des agents.

« Ils ont donc revendiqué l’arrêt des fusions, en particulier celle de l’Université de Paris Est Créteil et de l’université de Paris Marne-la-Vallee, et des mutualisations des services qui éloignent « le service public du citoyen, accentuant la désertification des territoires et ouvrant la voie à la privatisation ».

En toute logique, les délégués ont exigé le retrait de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) et celui de la loi Touraine qui obligerait les hôpitaux à se regrouper.

Ils se sont félicités d’une forte mobilisation des personnels de santé à Paul Guiraud Villejuif, au CHS Les Murets de la queue en brie, et à l’assistance assistance publique des hôpitaux de paris.

Faire de FO le moteur de l’action syndicale

Dans ce contexte, les congressistes se sont engagés à intensifier leur plan de développement syndical qui a déjà permis que FO devienne première organisation syndicale chez Sanofi à Maisons-Alfort et chez Cenexi à Fontenay-sous-Bois. Encouragés également par la progression du SNUDi (instituteurs et directeurs d’école) devenu premier syndicat de l’enseignement primaire dans le département en nombre d’adhérents et aux élections après la mobilisation contre la réforme des rythmes scolaires, mais aussi par la création de 29 sections ou syndicats nouveaux ces trois dernières années ou encore le succès des formations syndicales (363 stagiaires en trois ans dont 48% de femmes), les congressistes ont invité toutes les structures syndicales à intensifier la syndicalisation. Objectif : « faire de Force Ouvrière, le moteur de l’action syndicale revendicative comme de la mobilisation interprofessionnelle pour bloquer la politique austéritaire gouvernementale par la grève interprofessionnelle ».

Evelyne Salamero Journaliste à L’inFO militante - Rubrique internationale

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