Portrait

De la cuisine au syndicalisme, un parcours passionné

, Evelyne Salamero

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Didier Cuniac, représentant FO à la MSA (Mutualité sociale agricole), a adhéré au syndicat l’année des 35 heures.

Diplômé d’une école hôtelière, Didier Cuniac, cinquante ans, travaille depuis vingt-cinq ans dans une coopérative agricole de 1 000 salariés, dans le Lot, son département d’origine, où il confectionne des plats cuisinés à base de foie gras. À sa première passion, la cuisine, « je suis un gourmet et un gourmand », confie-t-il avec un sympathique accent du Sud-Ouest, est venue s’en ajouter une autre, celle du syndicalisme, en 1998. « Le passage aux 35 heures a déclenché mon engagement. J’ai voulu y prendre une part active. Je viens d’une famille de syndicalistes, les repas de famille étaient très animés mais je ne m’étais jamais syndiqué avant. Là, j’ai senti que c’était un virage. Dans mon secteur, les salariés n’avaient même pas conscience qu’il existait un temps de travail légal », explique-t-il.

Aujourd’hui, il faut veiller au grain

Aujourd’hui, un certain nombre d’employeurs voudraient bien revenir aux 12 heures par jour, constate le militant qui continue donc de veiller au grain. Il le fait tout en menant ses autres combats syndicaux, dans le cadre de son tout nouveau mandat de secrétaire général adjoint de l’union départementale et en tant que représentant FO dans les instances nationale et régionale de la MSA (Mutualité sociale agricole). « C’est passionnant aussi de siéger dans des commissions qui attribuent des aides extra légales à des personnes dans la difficulté », conclut Didier Cuniac. 

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Evelyne Salamero

Journaliste - Rubrique internationale

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