Retraite

Editorial de Philippe Pihet : « Faire partie de l’UCR-FO, c’est continuer le combat syndical »

, Philippe Pihet, Union Confédérale des Retraités-FO

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Lettre UCR
n°100
PDF - 9.4 Mo

Ce numéro 100 de La Lettre de l’UCR-FO sort entre deux évènements majeurs pour les militants FO, qu’ils soient encore en activité ou déjà retraités.

Cette Lettre de l’UCR fait le compte rendu de l’assemblée générale qui s’est déroulée à Branville les 23 et 24 novembre 2017, assemblée statutaire qui doit se tenir dans les six mois qui précèdent le congrès confédéral.

Elle fait aussi le lien entre les revendications des retraités et des actifs, tous salariés, quel que soit ou qu’ait été le statut de leur employeur.

Cette continuité, cette solidarité entre les générations, se retrouvent donc dans les principaux combats, menés comme futurs.

En premier lieu, la défense de notre système de protection sociale collective qui subit continuellement les mêmes attaques, que le gouvernement en place soit issu de « l’ancien monde » comme du nouveau, puisque d’aucuns considèrent que nous en aurions changé.

Mais changer pour quoi ?

Une protection sociale qui serait émancipée des contraintes budgétaires imposées par Bruxelles ?

Des hôpitaux qui bénéficieraient de dotations permettant, non seulement les soins, mais aussi la possibilité pour leurs agents de travailler dans de bonnes conditions ?

Une assurance-maladie qui appliquerait à nouveau l’esprit des ordonnances de 1945, où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ?

Un système de retraite qui tiendrait compte de l’histoire des différentes professions ou administrations, où enfin il serait reconnu que la retraite est un droit et non une prestation d’assistance généralisée présentée comme une « charge » pour la société ?

Que nenni ! Les lois de financement de la Sécurité sociale pour 2018, puis la loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022 tournent résolument le dos à nos aspirations légitimes.

Ainsi, les pouvoirs publics prévoient-ils une réduction des dépenses sociales (au sens large du terme) de 30 milliards d’euros entre 2018 et 2022. Tout cela, pour rentrer dans la trajectoire de résorption des déficits français, c’est-à-dire une baisse de plus de trois points de PIB de la dépense publique à horizon 2022 et une diminution d’un point du taux de prélèvements obligatoires.

Décidément, nous n’avons pas, à Force Ouvrière, la même vision de l’Union européenne. De notre point de vue, elle doit bannir le dumping social, elle doit concourir à l’amélioration de la condition des travailleurs, quel que soit leur statut.

Alors, entre l’assemblée générale de l’UCR-FO et le congrès confédéral, il y a bien une continuité dans la détermination à faire en sorte que nous préparions les conditions de la mobilisation indispensable pour créer un rapport de force en notre faveur. Et dans cette préparation, il ne peut être fait de distinction entre actifs et retraités, nous sommes tous militants Force Ouvrière, unis et mobilisés.

La syndicalisation est un acte d’engagement permanent qui doit se poursuivre après la fi n du contrat de travail, une fois l’âge de la retraite atteint, au sein de l’UCR-FO.

Chacun de nos syndicats doit s’attacher à convaincre ses adhérents proches de la retraite de la nécessité de continuer le combat pour la défense, au sein de l’UCR-FO, de leurs droits et de leurs intérêts, lesquels sont indissociablement liés à ceux de leurs camarades en activité.

Nous comptons sur le concours et l’appui de tous nos syndicats pour donner à l’UCR-FO les moyens de conserver les militants qui souhaitent continuer le combat syndical.