Editorial de Philippe Pihet : « Porter les revendications »

Retraite par Philippe Pihet, Union Confédérale des Retraités-FO

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)
Lettre UCR
n°101
PDF - 3.1 Mo

La concertation sur la réforme des retraites est en cours depuis maintenant trois mois, les premières réunions ont eu pour objet le constat de l’existant.

Notre organisation a réagi aux présentations faites, elles nous paraissaient partiales, voire orientées.

Les chapitres évoquaient par exemple un système peu lisible ou encore pas adapté à des mobilités professionnelles croissantes.

Nous avons dit au Haut-Commissaire à la réforme des retraites notre désapprobation sur ces qualificatifs, qui, a minima, faisait fi de l’histoire.

La retraite ne peut se confondre avec le risque maladie ; la retraite c’est 70 ans de construction puis de droits. Le qualificatif d’inadaptée pour la retraite revenait à réécrire l’histoire.

À une réunion récente cela a été corrigé.

Pour autant, le fond n’a pas changé, le gouvernement veut un système universel dans lequel les futurs retraités auront UN versement, quel que soit leur parcours professionnel et les différents emplois qu’ils auront pu occuper.

Les prochaines rencontres de cette concertation sur l’année 2018 permettront d’aborder les thèmes liés aux droits familiaux et à la réversion.

Ce sera, pour FO, à nouveau l’occasion de porter nos revendications issues de notre congrès de Lille.

Mais la question qui n’a pas encore obtenu de réponse du gouvernement est celle des ressources du système. Là aussi nous rappellerons nos revendications et notre opposition à toutes les tentatives de diminuer la part du social dans les finances publiques.

Ancien ou nouveau, pour le coup, le monde n’a pas changé !

Nous ne changerons pas non plus, syndicat nous sommes, syndicat nous resterons.

Sur le même sujet

Allocution du Premier ministre : aggravation de l’austérité

Retraite

L’acceptation par la France du pacte budgétaire européen et le maintien du calendrier conduisent le gouvernement à accentuer « un sérieux budgétaire » qui, dans le parler vrai, s’appelle austérité et dont l’un des éléments est le pacte de responsabilité auquel sont liés les 50 milliards d’économies.