FO Actualités Retraites n°73

Éditorial de Philippe Pihet, Secrétaire Confédéral : La croisée des chemins

, Philippe Pihet, Secteur Retraites

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En ce début Juin, le secteur retraites et prévoyance complémentaires doit faire face sur plusieurs fronts à la fois.

En matière de prévoyance et santé complémentaires, la fin des clauses de désignation commence à être perçue (même par les signataires !) comme ce qu’elle est : un frein à la solidarité.

Comment mutualiser les risques au niveau d’une branche quand l’entreprise peut s’assurer où elle veut ? Notre confédération a pris ses responsabilités, Force Ouvrière a déposé réclamation devant le Comité européen des droits sociaux. Cette instance, qui n’est pas une juridiction, nous permettra de faire la démonstration sur les régressions contenues dans l’ANI du 13 Janvier 2013.

En matière de retraite complémentaire des salariés du privé, autrement dit Agirc-Arrco, la négociation a commencé le 17 février. Elle avait été précédée de plusieurs rencontres dites techniques, mettant ainsi toutes les parties à la négociation au même niveau d’information.

Comme nous l’avons dit dans la circulaire N°65-2015, le patronat a délibérément durci le ton. Le résultat ne s’est pas fait attendre : par essence anxiogène, la négociation, et surtout les propositions patronales autour de l’AGFF, entrainent un grand nombre d’appels de camarades inquiets qui, à quelques mois ou quelques années de la date de leur « départ », se demandent ce qu’il restera de retraite complémentaire.

Le patronat, et c’est vrai dans bien d’autres domaines, a l’oreille du gouvernement. Il pousse donc les feux pour obtenir le maximum.

Ce faisant, le patronat politise le dossier Agirc-Arrco : au lieu de se fixer sur les horizons de la retraite complémentaire, il se cale sur le calendrier 2017.

Le paritarisme, auquel FO est viscéralement attaché, c’est la voie entre le tout privé et le tout public : cette voie est incompatible avec les échéances électorales.

Notre secrétaire général le dit souvent : le temps politique n’est pas le temps social. Pour le faire comprendre au patronat, il faudra plus que quelques réunions supplémentaires. Il faudra l’appui des salariés, décidés à défendre leurs droits, notamment à retraite complémentaire.

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Sur les auteurs

Philippe Pihet

Secrétaire confédéral au Secteur des Retraites, de la Prévoyance complémentaire


  • Prévoyance sociale
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  • Union Confédérale des Retraités (UCR)
  • Vieillesse et dépendance
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