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Élisabeth Tallobre relooke le syndicalisme dans la coiffure

Portrait par  Mathieu Lapprand

Adhérente à FO depuis sept ans, Élisabeth, coiffeuse syndiquée, représente ses collègues, fait valoir leurs droits et améliore leurs conditions de travail.

Depuis trente-quatre ans Élisabeth travaille dans le même salon de coiffure. En 2008, à la suite du rachat de celui-ci par Provalliance (groupe dont Franck Provost est actionnaire), elle décide, avec quelques salariés, de monter un comité d’entreprise, le groupe qui les salarie dorénavant comptant 120 salariés répartis dans divers salons sur plusieurs départements, entre l’Hérault et Chambéry.

Le respect des idées personnelles, la liberté des militants comme le soutien apporté ont participé au choix d’Élisabeth d’adhérer à FO. Les formations syndicales l’ont aidée « tant dans mes discussions face à la direction que devant mes collègues », explique-t-elle. Ainsi, le cadre d’échange mensuel du comité d’entreprise représente en soi une avancée importante dans une profession où la norme est plutôt à l’isolement des salariés dans de très petites structures. Le fait de disposer d’un interlocuteur, d’être dans un dialogue avec la direction lui permet de dénouer les problèmes.

Être représenté pour avoir un interlocuteur

Le comité d’entreprise a permis d’améliorer la dotation pour les œuvres sociales, a obligé la direction à fournir une tenue par jour travaillé. Le CHSCT a pour sa part obtenu l’installation dans les quatorze salons du groupe de fauteuils réglables en hauteur, qui réduisent les maux inhérents à la position debout. Un modèle pour les salariés de l’artisanat. 

 Mathieu Lapprand Journaliste à L’inFO militante

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