Face à Akka, FO prend la mêlée !

Fédération FEC-FO par Employés et Cadres

© Laurent CERINO/REA

Communiqué de la FEC-FO - Section fédérale des Services

Le groupe Akka Technologies, un des leaders de l’ingénierie en France, emploie en France environ 6 500 salariés, principalement en Occitanie et plus précisément à Blagnac (31). Sa Direction vient d’annoncer l’ouverture d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) portant sur 900 suppressions d’emplois, dont 750 sur le bassin d’emploi de Toulouse. FO revendique l’ouverture de négociations afin de préserver les emplois du Groupe.

Le Groupe a bénéficié des meilleurs soins pendant de nombreuses années, notamment des pouvoirs publics. Pendant ces dernières années, les bilans comptables ont motivé les gracieuses récompenses offertes aux actionnaires et aux dirigeants. Ainsi en 2019, la palme de la plus forte hausse de rémunération des dirigeants d’entreprises cotées en bourse était attribuée à Maurice Ricci, patron d’Akka Technologies, avec un fixe record de 2,6 millions d’euros (rapport Proxinvest 2020). Le bilan comptable de 2020 – négatif – se traduirait ainsi par des pertes d’emplois et de compétences.

Pourtant le Groupe continue de bénéficier d’atouts et de soutiens solides : une structure financière solide, des salariés investis, des dispositifs publics de soutien exceptionnels afin de conserver le savoir-faire français en matière d’ingénierie (aéronautique)... Depuis de nombreux mois, le Groupe assume de mobiliser les aides, mais refuse toute discussion.

Le Groupe a ainsi mobilisé le dispositif d’activité partielle, ainsi que des financements paritaires de branche pour la formation des salariés. Mais il a fermé la porte à la négociation d’un accord collectif de groupe s’agissant de l’activité partielle de longue durée. Il a mobilisé les fonds paritaires de la formation, mais refuse tout échange avec les pouvoirs publics sur l’emploi à long terme, et toute négociation avec les représentants des salariés s’agissant de la stratégie du Groupe, et la préservation des emplois, dans ou en dehors d’Akka.

Cette stratégie d’entreprise n’est pas une nouveauté puisque le tribunal judiciaire vient de sanctionner l’entreprise pour négociations déloyales. Les représentants des salariés FO – parties à l’intersyndicale du Groupe – demeurent investis afin d’engager une négociation pour construire des alternatives au PSE, aux fins de préserver l’emploi dans l’entreprise et dans la région Occitanie, et de donner des perspectives à chaque salarié. Afin de faire entendre sa voix, une mobilisation est prévue le 21 janvier prochain sur le site Blagnac. La FEC FO apporte son entier soutien aux camarades et mobilisera les moyens à sa disposition pour que l’emploi soit préservé.

Employés et Cadres Secrétaire Général

Sur le même sujet

Transfix : les salariés inquiets pour l’avenir du site varois

Emploi et Salaires par Elie Hiesse

A l’issue d’une grève de trois jours, les 330 salariés de l’usine Transfix de La Garde, dans le Var, ont obtenu la révision partielle d’un accord de juin 2017, qui faisait travailler les opérateurs « 39 heures payées 37 ». Mais l’avenir du site spécialisé dans la fabrication de transformateurs électriques reste incertain.

Résolution du Comité confédéral national de FO des 23 et 24 septembre 2020

Communiqué de FO

Réuni à Paris les 23 et 24 septembre 2020, le CCN rappelle son indépendance à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis, des groupements ou rassemblements politiques, des sectes philosophiques. Il réaffirme d’une façon générale son opposition à toute influence extérieure au mouvement syndical, rappelant par là le préambule des statuts de la CGT-FO.

313 suppressions d’emplois dans le Groupe Euralis

Agroalimentaire par FGTA-FO

Les instances représentatives du personnel ont été informées le 9/01/2018 d’une réorganisation du pôle alimentaire du groupe Euralis. Ce pôle est composé de 8 sites industriels sous les conventions collectives de la FICT (charcuterie industrielle) et de l’ADEPALE (produits élaborés).