Faire évoluer les carrières et les salaires des cadres de la Sécu

Portrait par Françoise Lambert

Valérie a choisi de se consacrer à la défense des droits et des revendications des cadres de la Sécu à la Caisse primaire d’Assurance maladie des Hauts-de-Seine.

Valérie Grimbert, 44 ans, est chargée d’études en gestion du risque à la Caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) des Hauts-de-Seine. Elle s’occupait jusqu’en février du contrôle de la facturation des établissements de santé (hôpitaux, cliniques…), pour la Caisse nationale d’Assurance maladie et pour la CPAM.

Déléguée syndicale FO depuis janvier 2017, elle vient de choisir de se consacrer entièrement à la défense des cadres au sein de son organisme social, après des mandats de déléguée du personnel et au sein du syndicat national FO des cadres des organismes sociaux (SNFOCOS).

Augmentations au mérite

55 %

Tel est le score obtenu par FO au sein de la CPAM des Hauts-de-Seine lors des dernières élections professionnelles en 2016.

80 % des cadres de la Sécurité sociale ont du mal à obtenir une évolution de leur carrière et de leur salaire, souligne Valérie. Il n’est pas rare qu’ils restent dix, voire vingt ans sans autre hausse que les 14 euros par an accordés au titre de la convention collective. 

Les seules réelles augmentations possibles restent celles au point, individuelles puisque soumises au mérite.

À la Sécurité sociale, un cadre débutant perçoit un salaire de 1 300 euros net par mois. Il n’atteint le Smic que parce qu’il est payé sur quatorze mois et le passage au coefficient supérieur dans la grille de classification n’est pas automatique.  La revendication principale des cadres FO de la CPAM est salariale. Ils la porteront lors de la grève et de la manifestation le 7 mars à Paris. 

Françoise Lambert Journaliste à L’inFO militante - Santé - Retraite

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