Communiqué de FO

Feuille de route du gouvernement : déclaration du Bureau confédéral de Force Ouvrière

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Premier conseil des ministres du Gouvernement E. Philippe à l’Élysée. Christian Liewig/Pool-REA

Le Bureau Confédéral de Force Ouvrière a pris connaissance de la « feuille de route » adressée par le gouvernement, dans le respect de l’article L1 du Code du travail.

Il n’y a pas de surprise sur le calendrier et sur le respect de la concertation.

Il va maintenant falloir creuser le contenu.

D’ores et déjà parmi les points, a priori positifs, on peut noter : le respect de l’ordre public (loi), la place de la branche ou la conciliation prud’homale.

Sur les points potentiellement négatifs, on trouve notamment les prud’hommes, les institutions représentatives du personnel, l’objectif des simplifications ou les traitements des vices de procédure.

Tous ces points seront prochainement traités dans la concertation où Force Ouvrière défendra ses positions.

Les autres thèmes qui seront abordés ultérieurement (ex. assurance chômage, cotisations sociales ou retraites) feront l’objet d’autres analyses et réactions de Force Ouvrière.

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Éphéméride

11 décembre 1907

Procès des ouvriers de Raon-l’Étape
Au cours d’une manifestation, des grévistes réclamaient l’amélioration de leur sort ; une violente échauffourée s’ensuivit à Raon-l’Étape, en juillet 1907, qui fit trente-quatre blessés et deux morts. L’ironie de l’histoire, c’est que la justice frappa non pas le provocateur du massacre, un gendarme, mais (...)

Au cours d’une manifestation, des grévistes réclamaient l’amélioration de leur sort ; une violente échauffourée s’ensuivit à Raon-l’Étape, en juillet 1907, qui fit trente-quatre blessés et deux morts. L’ironie de l’histoire, c’est que la justice frappa non pas le provocateur du massacre, un gendarme, mais des ouvriers, parmi lesquels onze furent détenus illégalement, par prévention.
L’accusation, fondée sur des délits inventés de toute pièce, « établit la culpabilité » des grévistes. Et c’est ainsi que cinquante-deux manifestants furent condamnés à des peines diverses, allant de six jours jusqu’à dix mois de prison.
« Ce progrès, écrivit La Voix du Peuple, le journal de la CGT, était la plus odieuses des infamies ». La partialité flagrante de ce jugement souleva à l’époque, l’indignation de toute la classe ouvrière.