FO dénonce la précarité dans l’enseignement supérieur

Service Public par Clarisse Josselin

Les députés ont adopté en première lecture, le 7 novembre, le budget 2017 pour l’enseignement supérieur et la recherche, en hausse de 850 millions d’euros. Au même moment, FO appelait à manifester devant l’Assemblée nationale contre la précarité et pour l’amélioration des conditions de travail.

La hausse de 850 millions d’euros dans le budget 2017 pour l’enseignement supérieur et la recherche est loin de satisfaire FO. Le gouvernement se veut flatteur, mais on sait bien que ces annonces seront une nouvelle fois suivies de coupes dans l’année, prévient Michel Gay, secrétaire général du syndicat SupAutonome FO.

Il dénonce, pour les universités, des contraintes de plus en plus lourdes sans financement, alors que le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter, plus 30 000 à la rentrée 2016. Ce budget doit également servir à compenser les nouvelles mesures décidées par l’État, comme la hausse du point d’indice ou la création de 1 000 emplois. Michel Gay accuse aussi un système à deux vitesses, avec un financement des écoles et des universités de recherche au détriment des universités ordinaires.

30 % de précaires

Faute de moyens suffisants, les universités, autonomes financièrement depuis la réforme de 2007, font face à de graves difficultés financières. Neuf d’entre elles étaient en déficit en 2015. Les plans de retour à l’équilibre passent par des gels de postes ou le remplacement de fonctionnaires par des précaires, qui représentent désormais 30 % des enseignants dans le supérieur. Tous les personnels se plaignent de l’aggravation des conditions de travail, poursuit Michel Gay.

L’intersyndicale revendique une augmentation du financement public de 3,5 milliards d’euros par an pendant dix ans, pour atteindre l’objectif de 2 % du PIB pour l’enseignement supérieur. Elle exige aussi la mise en place d’un plan de titularisation de tous les précaires et des créations de postes. 

Clarisse Josselin Journaliste à L’inFO militante

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