Congrès d’UD

FO poursuit son développement dans les Pyrénées-Atlantiques

, Valérie Forgeront

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Plus de 160 délégués participaient le 4 décembre à Anglet au XXIXe congrès de l’Union départementale des syndicats FO des Pyrénées-Atlantiques.

Placé sous la présidence de la secrétaire confédérale Michelle Biaggi, le congrès -au cours duquel 76% des syndicats du département étaient présents ou représentés- a réélu le secrétaire général de l’UD FO Ramuntcho Perez à un troisième mandat.

Au fil des seize interventions à la tribune les militants qui ont évoqué les dossiers nationaux sources de préoccupation (loi Macron, loi santé, réduction de la dépense publique, baisse des effectifs des hôpitaux…) ont aussi largement abordé les thèmes d’inquiétude dans le département.

Ces deux étages d’inquiétude se rejoignent souvent d’ailleurs insiste Ramuntcho Perez citant le niveau du chômage (+18% sur trois ans sur le département) ou encore le dossier du travail du dimanche.

« A chaque fois que les maires du département sollicitent FO et cherchent notre approbation au travail du dimanche dans le cadre d’ouvertures de magasins, notamment dans les galeries des centres commerciaux…. Nous faisons part de notre refus de cette déréglementation ».

Les difficultés d’emplois et de salaires n’épargnent pas les salariés des Pyréenées Atlantique regrette encore Ramuntcho Perez.

90% de PME dans le département

D’un bureau des douanes bientôt supprimé à Cambo-les-bains (près d’Espelette) aux emplois perdus dans l’Agriculture, à l’Education nationale en passant par la suppression d’une vingtaine de postes supprimés dans le département à la DGFIP (finances publiques)…Autant de difficultés qui ont conduit les salariés à participer massivement à l’action de grève du 9 avril dernier contre l’austérité et pour la hausse des salaires.

Dans le département, cette mobilisation avait fait l’objet d’un appel intersyndical (FO, CGT et solidaires) à la grève et de l’organisation de deux manifestations, massivement suivies à Pau et Bayonne.

Le 1er mai, en solidarité avec les salariés qui luttaient à Itxassou pour la survie de leur établissement de soins de suite post-opératoire « la Nive » l’UD-FO avait organisé la fête des travailleurs devant cet établissement où le syndicat FO était en position leader.

Depuis regrette Ramuntcho Perez, cet établissement relevant du groupe Ugecam (opérateur privé à but non lucratif) de l’assurance maladie et employant 35 salariés fermé ses portes le 30 septembre, racheté par une structure associative privée. Les salariés ont été placés sous convention collective 51.

Les difficultés des salariés du département rend d’autant plus importante la présence de l’organisation FO pour les défendre sur le terrain.

En troisième position en terme de représentativité dans un département dont le tissu industriel est composé à 90% de PME de moins de 500 salariés, FO entend poursuivre son développement.

« Il faut mettre l’accent sur la syndicalisation dans ces PME, notamment chez les sous-traitants du secteur aéronautique, des entreprises de 100 à deux cents salariés où règle particulièrement un esprit paternaliste ! » indique le secrétaire général de l’UD.

La représentativité de FO s’affirme

Le secteur de l’aéronautique explique-t-il est vraiment le seul à être actuellement porteur d’embauches. Chez Messier (fabrication de moteur d’avion/810 salariés) à Bidos ou chez Turbo-Méca (2 000 salariés) à Bordes, l’activité se porte bien et requiert le recours à de nombreux sous-traitants.

Récemment s’est réjouit par ailleurs le Congrès, une dizaine de syndicats et de sections FO ont été créés dans les Pyrénées Atlantique notamment à la piscine de Mourenx ou encore dans un établissement de santé privé de Saint-Jean-de-Luz.
En février 2010, dans ce département aux nombreux sites touristiques s’était créé aussi le syndicat FO des remontées mécaniques et domaines skiables des Pyrénées-Atlantiques.

Ramountcho Perez se réjouit d’ailleurs que l’UD soit dotée de cinq unions locales (Pau, Mourenx, Bayonne, Mauléon, Oloron Sainte-Marie) particulièrement actives.

Par ailleurs, aux dernières élections dans la fonction publique, 95% des structures syndicales FO du département ont affiché une belle progression, particulièrement à l’État (poste, Education nationale, finances publiques/dgfip, à la Préfecture ou encore à la direction départementale des territoires de la mer).

Dans le privé aussi, FO confirme aussi sa présence. Par exemple chez le chocolatier Lindt (800 salariés et des saisonniers) basé à Oloron-Sainte-Marie, usine où sont fabriquées plus de 1.5 millions de tablettes de chocolat par an. FO y occupe une position leader ayant obtenu lors des élections professionnelles du CE de mars dernier 32.62% des voix dans le collège employé et 100% des voix (présence d’une seule liste) au 2e collège.