FO refuse l’atomisation de la filière nucléaire civile

Centrales par Evelyne Salamero

Le nucléaire civil est menacé par le projet de loi de transition énergétique. © Baptiste FENOUIL / REA

« Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage »… Le fameux proverbe s’appliquerait-il aussi au nucléaire ? Plusieurs indices le laissent soupçonner.

L’anomalie de fabrication de la cuve du réacteur de la centrale nucléaire en cours de construction à Flamanville (Manche) défraye la chronique. La cuve a été fabriquée par une filiale d’Areva (Creusot Forge) pour l’exploitant EDF. Le 15 avril, M. Chevet, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a qualifié l’anomalie de « sérieuse, voire très sérieuse ».

Mais il faut tenir compte du fait que l’anomalie constatée résulte d’une réglementation technique postérieure à la fabrication de la cuve. Les ingénieurs et techniciens d’Areva travaillent d’ailleurs sur la question.

« La recapitalisation d’Areva, une urgente nécessité »

« On ne transige pas avec la sécurité nucléaire et l’ASN se doit d’être exigeante. Le problème qu’elle a soulevé est d’ailleurs traité sérieusement et en cours de règlement. En l’occurrence, EDF comme Areva n’ont pas été négligents », explique Pascal Pavageau, secrétaire confédéral FO.

La découverte de l’anomalie est à replacer dans un contexte défavorable pour le nucléaire civil : le projet de loi sur la transition énergétique cible une réduction de 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025 et une menace de démantèlement pèse sur Areva, confronté à des difficultés financières. Pour FO, il faut que l’État recapitalise le groupe pour préserver son savoir-faire et garantir la sécurité des sites. -

Zoom : Fermeture du réacteur Osiris : menace sur la santé
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Evelyne Salamero Journaliste à L’inFO militante - Rubrique internationale

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