FO revendique un salaire minimal a 2 049 €

Fédération FEC-FO par Employés et Cadres

Communiqué de la FEC-FO - Section fédérale Force Ouvrière Commerce & VRP

Dans le top 10 des puissances économiques mondiales où les dividendes battent des records malgré les crises, il est temps de revoir la répartition des richesses en France et stopper les perfusions publiques qui ne font qu’enrichir les plus riches et appauvrir les salariés. Nul gouvernement ne peut se satisfaire de cette situation !

Régulièrement raillée sur ses revendications soi-disant exorbitantes, notre organisation syndicale n’a eu de cesse d’alerter sur l’insuffisance des niveaux de salaire dans le commerce où les temps partiels sont nombreux, avec des taux horaires au ras des pâquerettes qui ne permettent même plus aux salariés de survivre aujourd’hui tant leur pouvoir d’achat est violemment impacté.

Malgré les mouvements de grogne dans des entreprises comme Stokomani, Leroy Merlin ou encore Boulanger, les directions font toujours semblant de ne pas saisir l’urgence de la situation à prendre sérieusement en considération les difficultés financières de leurs salariés, notamment du fait des augmentations constantes de la vie courante sans que les salaires ne suivent la même évolution.

Le rapport de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale et le rapport de l’Institut de Recherches Economiques et Sociales établissaient déjà en 2015 que le revenu nécessaire à une personne seule était de 1 424 € net par mois pour un Smic à 1 457 € brut à ce moment-là.

7 ans plus tard, les différentes crises qui ont servi d’excuse au patronat pour ne pas augmenter les salaires ont vu l’inflation s’inviter, faisant passer le Smic à 1 645,58 € et provoquant de fait le tassement des grilles de salaire.

Parallèlement, l’Insee évaluait le seuil de pauvreté à 1 102 € par mois en 2019.

Forte de ces constats et loin d’être déconnectée de la réalité des entreprises qui encaissent les aides publiques et ne font pas ruisseler les bénéfices, la Section fédérale Force Ouvrière Commerce & VRP réaffirme ses revendications pour rendre du pouvoir d’achat aux salariés :

 un premier niveau de la grille de salaires à 2 049 €, avec un impact sur toute la grille suite à l’augmentation du 1er niveau ;
 une prime de transport de 400 € par an en plus des dispositifs actuels ;
 un treizième mois pour tous ;
 une prime d’ancienneté pour tous, calculée sur la base de 1% du salaire brut pour 1 an d’ancienneté, puis 1% de plus par année d’ancienneté supplémentaire ;
 l’intégration dans le salaire de base de toutes les parties dites variables ;
 un premier niveau de salaires des cadres au niveau du plafond de la Sécurité Sociale, soit 3 428 € selon la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale.

Employés et Cadres Secrétaire Général

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