Fonction publique : la mobilisation ne faiblit pas

Service Public par Valérie Forgeront, journaliste L’inFO militante

Les fonctionnaires sont massivement descendus dans la rue le 26 janvier, à Paris et en province,
pour faire entendre leurs revendications. © F. BLANC

Forts de la réussite de la grève du 26 janvier et afin de peser sur la négociation salariale prévue en février, les fonctionnaires examinent les modalités syndicales de nouvelles actions.

Des taux de grévistes atteignant 30 à 50 % dans certains secteurs (enseignement, finances…), une centaine de manifestations qui ont rassemblé plus de 150 000 agents dont 15 000 à Paris : la journée d’actions du 26 janvier dans la fonction publique a été massivement suivie. L’« ampleur » du mouvement, qui a mobilisé les trois versants de la fonction publique (État, hospitalière, territoriale) mais aussi la Sécurité sociale ou encore le secteur de l’action sociale, illustre le malaise grandissant chez les personnels, soulignent les fonctionnaires FO initiateurs de la journée d’actions avec la CGT et Solidaires.

Rendez-vous syndical le 10 février

Alors que la ministre de la Fonction publique, Mme Lebranchu, n’a toujours pas fixé une date au rendez-vous salarial annoncé pour février tout en prévenant déjà du caractère « symbolique » d’une hypothétique hausse des salaires, les agents maintiennent plus que jamais leurs revendications. Ils demandent une augmentation générale de 8 % minimum afin de rattraper la perte de pouvoir d’achat due au gel du point d’indice depuis 2010, l’arrêt des suppressions d’effectifs ainsi que le retrait de réformes (territoriale, loi santé, réforme du collège…) qui mettent à mal les missions publiques et dégradent leurs conditions de travail. Réunies en intersyndicale le 27 janvier, les organisations FO, CGT et Solidaires sont convenues de se revoir le 10 février. La FSU et la FAFPT (autonomes) sont conviées à ce nouveau rendez-vous intersyndical. D’ores et déjà, FO, CGT et Solidaires envisagent l’organisation d’un rassemblement le jour de l’ouverture de la discussion salariale avec la ministre. 


Focus : La déontologie des fonctionnaires devant le Parlement
Voté par l’Assemblée le 8 octobre puis le 27 janvier par le Sénat (après modifications), le projet de loi est entre les mains d’une commission mixte paritaire. Ce texte sur les droits et obligations des agents prévoit aussi de « faciliter la signature d’accords majoritaires » en ne comptabilisant que les suffrages en faveur des syndicats représentatifs. C’est de cette règle – toujours non adoptée – dont s’était saisi le gouvernement pour imposer le projet d’accord sur les carrières (PPCR) en septembre.

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