Communiqué de FO

Force Ouvrière affirme son soutien au paritarisme et à l’Agefiph

, Anne Baltazar

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© Jean Michel ANDRE/REA

Suite à sa mission de contrôle conduite en 2016, la Cour des Comptes a rendu public ce 8 janvier 2018 un référé sur l’Agefiph (association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans le secteur privé) et le FIPHFP (fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique), totalement et injustement à charge.

Force Ouvrière dénonce le ton utilisé par la Cour à l’encontre de l’Agefiph, qui sanctionne à la fois sa gestion (alors même que le budget est contenu depuis plusieurs années), la collecte de la contribution des employeurs (dont l’État s’est débarrassé), l’absence de l’État dans le pilotage de l’institution (absence voulue par le législateur au profit d’un paritarisme spécifique).

La Cour, expliquant que la trajectoire financière des deux fonds aboutit à une impasse financière, remet tout simplement en cause l’existence même de l’Agefiph et du FIPHFP !

Elle invoque, pour justifier son point de vue, une offre d’interventions dont la portée stratégique serait mal définie !

La Cour conclut en demandant, pour le secteur privé, de clarifier le positionnement de l’Agefiph et sa complémentarité avec les dispositifs de droit commun.

Or l’Agefiph n’a pas attendu les conclusions de la Cour des Comptes puisque dès le début 2016, Force Ouvrière, avec l’ensemble des organisations syndicales, patronales et associatives membres de l’Agefiph, a engagé un gigantesque travail de refondation de son intervention, qui s’est traduit en février 2017 par le vote à l’unanimité d’un plan stratégique de l’Agefiph.

Ce plan a commencé à se déployer dès la fin 2017, sa mise en œuvre se poursuit en 2018 par la refonte des aides, prestations et accompagnements.

Nous y avons renforcé le positionnement de l’Agefiph en complémentarité du droit commun, et son action au plus près des bénéficiaires, personnes handicapées et entreprises.

Nous attendons maintenant la publication imminente du rapport Igas/IGF sur l’Agefiph et le FIPHFP qui devrait faire des propositions, que nous espérons constructives, en matière de financement de la politique emploi-handicap et de modèle économique des deux fonds.

Force Ouvrière :

  • affirme que l’action de l’Agefiph reste indispensable au développement de l’emploi des personnes handicapées en milieu ordinaire de travail ;
  • affirme son attachement à l’Agefiph et au paritarisme ;
  • affirme qu’une société plus « inclusive » passe par des outils et dispositifs spécifiques, tels que l’Agefiph en matière d’emploi, dédiés à la compensation du handicap et des désavantages liés aux situations de handicap.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Anne Baltazar

Secrétaire confédérale - Secteur Égalité professionnelle - Économie sociale - Logement


Egalité professionnelle - Economie sociale - Logement social - Handicap


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Éphéméride

18 janvier 1803

Mort de Sylvain Maréchal
Fils d’un marchand de vin, Pierre-Sylvain Maréchal suit des études de droit et devient avocat à Paris. A l’âge de 20 ans il publie Bergeries, un recueil d’idylles, dont le succès lui vaut d’obtenir un emploi de sous-bibliothécaire au collège Mazarin dont il retirera une grande érudition. Admirateur de (...)

Fils d’un marchand de vin, Pierre-Sylvain Maréchal suit des études de droit et devient avocat à Paris. A l’âge de 20 ans il publie Bergeries, un recueil d’idylles, dont le succès lui vaut d’obtenir un emploi de sous-bibliothécaire au collège Mazarin dont il retirera une grande érudition. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Ses critiques du pouvoir absolu (Livre échappé du déluge, 1784) et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses oeuvres littéraires. Il est condamné à quatre mois de prison pour son Almanach des Honnêtes Gens (1788) où il substitue aux saints, des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire.
Sylvain Maréchal s’enthousiasme pour la Révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l’autoritarisme. Son article de février 1791, « Des pauvres et des riches », où il évoque « dans toute son ampleur le problème social qu’il n’avait abordé jusqu’ici que sous une forme sentimentale et morale » (Dommanget) s’inscrit dans la lutte entre royalistes et républicains. Dans la lutte entre Girondins et Jacobins, il ne prend partie pour l’un ni l’autre. Il montre son scepticisme sur le cours pris par la révolution dans son livre Correctif à la Révolution. Après la chute de Robespierre, il s’approche des Conjurés de Babeuf et rédige le Manifeste des Égaux, où il montre les hommes dupés par les belles paroles des politiciens ambitieux, les nouveaux tyrans assis à la place des anciens : « Disparaissez enfin, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernants et de gouvernés ». C’est à cause de cette phrase que le Comité directoire secret des Conjurés refuse de publier le manifeste. Le manifeste prône encore une fois la communauté des biens, c’est-à-dire la terre. Son originalité réside, selon Dommanget, dans « la double réunion du principe révolutionnaire et de l’idée communiste au mouvement de la masse laborieuse ». Ses écrits n’étant pas signés, Maréchal échappe aux poursuites judiciaires contre les Conjurés, et continue de publier jusqu’à sa mort survenue le 18 janvier 1803.