Grève à EDF : l’Elysée recevra les syndicats le 28 octobre

Service Public par Evelyne Salamero

© Gilles ROLLE/REA

Après une première grève très suivie le 19 septembre, les agents du groupe EDF ont de nouveau massivement cessé le travail le 17 octobre, à l’appel de quatre organisations syndicales, dont la fédération FO Energie et Mines (Fnem-FO). Ils revendiquent le retrait du projet de démantèlement du groupe EDF dont les activités les plus rentables seraient laissées aux mains du secteur privé.

L’ampleur de leur première mobilisation avait déjà conduit la direction d’EDF à annoncer un report de plusieurs mois du projet de scission du groupe, projet (dit Hercule) concocté à la demande du président de la République. Mais les agents d’EDF n’en démordent visiblement pas : ils veulent son retrait pur et simple. Ils ont ainsi une nouvelle fois massivement répondu à l’appel des quatre fédérations syndicales (FO, CGT, CFDT, CGC) à cesser le travail le 17 octobre. Plus de 30% d’entre eux en moyenne étaient grève, avec une fois encore des pointes entre 60% et 100% dans plusieurs sites.

Cette fois, l’Elysée a fait savoir que la présidence recevra les organisations syndicales le 28 octobre prochain. Ce rendez-vous constitue une nouvelle étape importante à mettre incontestablement à l’actif de la puissance des mobilisations, ont réagi les organisations syndicales.

Nous exigeons plus que jamais le retrait définitif du projet Hercule

Le projet Hercule consiste en un éclatement du groupe EDF en deux entités. Alors que l’État détient actuellement 80% de la totalité du groupe, une « filiale verte » pourrait être laissée aux mains du secteur privé. Elle inclurait les énergies renouvelables, la branche commerce, le réseau de distribution (Enedis) et la production dans les Drom-Tom.

Les quatre organisations syndicales ont prévu de se réunir le 22 octobre pour pour préparer, dans l’unité, la rencontre à l’Elysée à laquelle elle [l’intersyndicale, NDLR] se rendra en portant toute la puissance de la mobilisation déterminée des salariés à exiger le retrait d’Hercule.

L’intersyndicale rendra compte de ses expressions à l’Elysée [aux personnels, NDLR] et des analyses et conséquences à tirer ensemble des échanges qui s’y tiendront ». Et de conclure : « Unis et déterminés, nous exigeons plus que jamais le retrait définitif du projet Hercule.

Evelyne Salamero Journaliste à L’inFO militante - Rubrique internationale

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