Le mot

Halo : aux portes de la perception

, Michel Pourcelot

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Entourant de façon diffuse une forme, souvent un astre, un halo est généralement lumineux. Sauf en matière de chômage, où il tient plutôt du trou noir. C’est même une anti-définition qu’en propose l’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques, à partir de la définition stricte du chômage donnée par le Bureau international du travail (BIT). Au sens de l’institut, le halo comprend certaines personnes qui souhaitent travailler mais sont classées comme inactives, soit parce qu’elles ne sont pas disponibles rapidement pour travailler (deux semaines), soit parce qu’elles ne recherchent pas activement un emploi. Au 1er janvier 2018, 1 502 000 personnes étaient considérées par l’Insee comme étant dans le halo autour du chômage, soit à la périphérie. Et surtout non comptabilisées comme chômeurs. Résultat : le halo affine les courbes alors que le chômage pèse toujours autant.