Halo : aux portes de la perception

Le mot par Michel Pourcelot

Entourant de façon diffuse une forme, souvent un astre, un halo est généralement lumineux. Sauf en matière de chômage, où il tient plutôt du trou noir. C’est même une anti-définition qu’en propose l’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques, à partir de la définition stricte du chômage donnée par le Bureau international du travail (BIT). Au sens de l’institut, le halo comprend certaines personnes qui souhaitent travailler mais sont classées comme inactives, soit parce qu’elles ne sont pas disponibles rapidement pour travailler (deux semaines), soit parce qu’elles ne recherchent pas activement un emploi. Au 1er janvier 2018, 1 502 000 personnes étaient considérées par l’Insee comme étant dans le halo autour du chômage, soit à la périphérie. Et surtout non comptabilisées comme chômeurs. Résultat : le halo affine les courbes alors que le chômage pèse toujours autant.

Michel Pourcelot Journaliste

Sur le même sujet

Chiffres du chômage : pas de quoi pavoiser

Economie par Valérie Forgeront

L’Insee vient de publier le taux chômage au sens du Bureau international du Travail (BIT). Il diminue de 0,1 point au 4e trimestre 2016 et de 0,2 point sur un an. Reste que les statistiques émanant de Pôle emploi et basées sur le nombre de demandeurs d’emploi inscrits signalaient le mois dernier une situation beaucoup moins réjouissante.

Quelle baisse du chômage ?

Revue de presse par Michel Pourcelot

D’après les chiffres de l’Insee publiés ce jeudi 14 février, le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) s’établit à 8,8% de la population active sur la France entière et 8,5% en France métropolitaine contre 9% et 8,6% il y a un an. Certains médias ont examiné plus attentivement les chiffres. Aperçus.