Hôpital public : grève nationale le 1er octobre contre l’austérité

Emploi et Salaires par Françoise Lambert, journaliste L’inFO militante

@ G. Ducrot / FO Hebdo

FO, avec la CGT et SUD, appelle les salariés des hôpitaux et de l’action sociale à la grève le jeudi 1er octobre. Une mobilisation nationale pour dire le refus des politiques d’austérité à l’œuvre et à venir dans les établissements hospitaliers, notamment au travers de la loi santé, qui sera à ce moment-là en discussion au Sénat.

La tension monte à l’hôpital public. Après une grève nationale le 25 juin contre l’austérité et les restrictions budgétaires à l’hôpital et dans le secteur médico-social, deux fédérations FO (Santé et Action sociale), avec la CGT et SUD, sont à l’initiative d’une nouvelle mobilisation. Celle-ci, qui prendra la forme d’une grève nationale avec des rassemblements ou des manifestations à Paris et en province, est fixée au jeudi 1er octobre 2015. Le projet de loi santé, qui fédère le mécontentement syndical, sera alors en examen au Sénat. FO Santé, qui demande le retrait du texte, s’oppose notamment à la réorganisation de fond du tissu hospitalier, prévue avec la création de Groupements hospitaliers de territoire (GHT). Ces structures devant élaborer des projets médicaux partagés (article 27 du projet de loi), la nouvelle organisation se traduira par le regroupement de services et par des transferts d’activité. « Les GHT vont permettre d’accélérer les restructurations et de développer des économies sur les personnels », indique Luc Delrue, secrétaire fédéral FO Santé. « C’est la concrétisation d’une partie de la réduction annoncée de 22 000 postes et des 3 milliards d’économies demandés aux hôpitaux d’ici à 2017. »

FO revendique l’arrêt des fermetures de lits

FO Santé revendique l’arrêt des fermetures de lits et de services, ainsi que l’embauche d’effectifs qualifiés, afin de répondre aux besoins de la population dans des conditions de travail décentes.

Fait peu courant, et révélateur du profond malaise qui touche l’hôpital public, la Fédération hospitalière de France (FHF) vient d’inviter tous les décisionnaires au sein des hôpitaux – directeurs d’établissement hospitalier et présidents des commissions médicales d’établissement (CME) – à s’« opposer avec fermeté » aux « injonctions » de certaines agences régionales de santé visant à réduire le nombre de lits hospitaliers dans des établissements. La FHF, qui regroupe les responsables d’hôpitaux publics, considère qu’il est « irresponsable de demander des fermetures de lits en médecine, alors que les capacités actuelles s’avèrent insuffisantes pendant les périodes d’épidémies (grippe, bronchiolite…) ».

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