Incendie déclaré chez les pompiers

Revue de presse par Christophe Chiclet

© Xavier POPY/REA

Du 26 juin au 31 août, les sapeurs-pompiers professionnels sont « en grève ». Premier maillon de la chaîne des secours, ils exigent une redéfinition de leurs missions et plus de moyens humains et financiers, comme aux urgences. Aperçu dans la presse.

Le Parisien
Après les personnels des urgences, les 40 000 sapeurs-pompiers professionnels sont au bord de la rupture… Le carnet de doléances ressemble de près à celui des personnels des urgences. L’une des principales demandes porte sur des effectifs supplémentaires.

Sud Ouest
Le quotidien girondin pointe du doigt l’un des problèmes essentiels en donnant la parole à un des représentants de l’Intersyndicale : Vous estimez assurer des missions qui ne sont pas les vôtres. Pouvez-vous nous donner des exemples ? En fait, le pompier fait tout. Bientôt, on va ramasser les poubelles tant qu’on y est ! Ça devient n’importe quoi. Par exemple, on fait du transport de malade parce que les médecins, quand il y en a encore, ne visitent plus les patients. Ça, ce n’est pas de notre ressort. Aussi, l’hiver, on déneige les routes….

La Croix
Chiffres à l’appui. Entre 2008 et 2017, le nombre d’interventions a augmenté de 15% quand les effectifs (professionnels et volontaires) ont diminué de près de 1%... Si cette hausse des interventions s’explique en partie par la croissance de la population, les pompiers pointent également le désengagement de l’État de certains services – dont le Samu – qui alourdit leur charge de travail. La principale demande : Les syndicats (sept sur les neuf que compte la profession) demandent une hausse des recrutements des pompiers professionnels.

L’Humanité
S’il n’y avait que les effectifs ! Parmi elles [les revendications], liste l’intersyndicale, une revalorisation significative de la prime de feu à hauteur des autres métiers à risques, à 28% au minimum, la pérennité de la caisse de retraite, ainsi que la portabilité des droits en fonction des carrières, mais, surtout, prioriser les questions de santé et sécurité au travail, insistent les syndicats.

France Info
Il existe aussi de nouvelles contraintes. La radio d’information a interviewé Nicolas Corneloup, pompier à Limoges et secrétaire général adjoint de l’Union nationale FO des services d’incendie et de secours (SIS) : Le responsable syndical explique que des risques nouveaux font désormais partie du quotidien des pompiers, dont le risque attentat, mais aussi les agressions lors des interventions.

France Bleu Limousin
Sur les ondes de cette station régionale relevant du service public, le même, ajoute un troisième facteur aggravant. Il y a aussi une prise de conscience à faire selon lui sur les personnes alcoolisées : Régulièrement, les vendredis et les samedis soir on intervient sur des personnes en état d’ivresse sur la voie publique. Ces personnes devraient aller en cellule de dégrisement, pas à l’hôpital ou généralement elles deviennent violentes et ça pose aussi des problèmes. Les pompiers revendiquent plus de moyens humains mais aussi une revalorisation de 19% à 28% de la prime dite de feu rappelle le média limousin laissant au militant FO le soin de conclure. Nicolas Corneloup souligne le bien-fondé de l’octroi d’une telle prime à l’instar de celle perçue par les gendarmes ou les policiers.

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