Communiqué de FO

Index égalité ou égalité mise à l’index ?

, Béatrice Clicq, Yves Veyrier

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Présentation de l’index Egalité femmes - hommes, pour lutter contre les inégalites salariales entre femmes et hommes au ministère du Travail. © Charles ROBERGE/REA

Malgré son statut de grande cause nationale, le gouvernement confond vitesse et précipitation en n’accordant que trois jours aux organisations syndicales représentatives pour se prononcer sur les décrets d’application relatifs à l’index égalité.

Selon FO, les éléments communiqués s’avèrent insuffisants pour se prononcer sur la réelle efficacité de cette méthodologie. En effet, sur 40 000 entreprises concernées, seules 35 ont fait l’objet d’une simulation sur l’ensemble des critères ! De plus, les résultats n’ont pas été transmis aux organisations syndicales représentatives malgré deux courriers communs envoyés depuis le mois de septembre.

En outre, FO s’inquiète de changements notables entre les annonces faites lors de la multilatérale et le contenu des décrets. En effet, le risque d’invisibilité des écarts de rémunération est accru. Ainsi, à profil identique, un écart de 5% entre les femmes et les hommes sera considéré comme inexistant !

Qui plus est, les indicateurs mesurant les écarts d’augmentations et de promotions seront pris en compte uniquement lorsque le groupe de comparaison portera au moins sur dix personnes de chaque sexe. De fait, bon nombre de salariés risquent de passer sous les radars.

Concernant l’attribution d’une augmentation consécutive au retour de congé maternité, la revendication FO de l’instauration d’un malus par salariée non augmentée n’a pas été entendue.

Pour FO, l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est essentielle. L’outil permettant d’y parvenir mérite donc d’être perfectionné. Dans l’attente de la communication des tests et simulations et d’une multilatérale, FO estime nécessaire la suspension de la publication des décrets.

A propos de cet article

Sur les auteurs

Béatrice Clicq

Secrétaire confédérale au Secteur de l’Egalité et du Développement durable


  • Egalité professionnelle dans et hors la Confédération et lutte contre les discriminations
  • Numérique, Organisation du Travail, Economie sociale et solidaire
  • Stratégie de la Confédération envers les cadres et les jeunes
  • Relations avec les structures des Outre-mer FO
  • Ecologie, environnement, énergie
  • Handicap

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Yves Veyrier

Secrétaire général de Force Ouvrière


  • Marche générale de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière
  • Organisation dont les Outre-mer
  • Représentation de la Confédération et expression publique
  • Relations internationales
  • Responsable du dialogue social, des relations avec le personnel de la Confédération et des Ressources Humaines
  • Union Confédérale des Retraités (UCR)

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Site internet : https://twitter.com/yveyrier

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Au terme d’un débat de trente-six heures, le 17 janvier 1793, la Convention votait par 361 voix contre 360 la mort de Louis Capet, ci-devant roi de France. Cela après avoir successivement reconnu sa culpabilité à une écrasante majorité et rejeté par 424 voix contre 287 la demande présentée par le parti girondin de soumettre la peine infligée à l’intéressé à ratification populaire. Il s’agissait là d’une ultime manœuvre de Vergnaud et ses amis pour éloigner la perspective de l’exécution du coupable.
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