Revendications

Intérim : le défi de la syndicalisation

, Françoise Lambert

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Réunion des candidats aux élections professionnelles chez Adecco le 30 novembre, au siège de la confédération FO à Paris. © F. Lambert

FO vient de lancer sa campagne en vue des élections professionnelles chez Adecco fin janvier. Un secteur où la syndicalisation représente un travail de titan en raison de la dispersion géographique et professionnelle des salariés.

Le 30 novembre, le secteur intérim de la Fédération FO des Employés et Cadres a réuni à Paris ses candidats aux élections professionnelles chez Adecco, prévues les 28 janvier et 3 mars 2016. Un scrutin dont la particularité est de réunir parmi les votants tant les salariés permanents des agences et du siège du groupe Adecco que les salariés intérimaires qui ont recours à ses services pour trouver du travail, dans des secteurs professionnels très variés.

4 000 salariés permanents et 90 000 intérimaires appelés à voter

Pas moins de 4 000 salariés permanents et 90 000 intérimaires seront ainsi appelés à voter pour 1 240 délégués du personnel et 168 représentants au comité d’entreprise, titulaires et suppléants, eux aussi issus des rangs des salariés permanents d’Adecco et des intérimaires. Parmi les revendications portées par les listes FO figure l’augmentation des salaires fixes (pas revalorisés depuis sept ans) pour les salariés permanents. FO demande aussi, tant pour les intérimaires que pour les « permanents », la mise en place d’une prime d’ancienneté et la valorisation à 0,3 % du budget social des CE (actuellement 0,1 % de la masse salariale). Le syndicat suivra aussi de près l’évolution juridictionnelle du nouveau statut de CDI intérimaire, reconnu par la loi sur le dialogue social du 17 août 2015. Un statut auquel FO est opposée, notamment parce que les personnes payées au-dessus du Smic pour des missions d’une durée inférieure à un mois ne touchent pas de rémunération durant la période non travaillée. Et qu’elles ne peuvent plus bénéficier de l’indemnité de fin de mission des intérimaires (10 % du salaire brut).