Éditoriaux de Jean-Claude Mailly

JC Mailly : « De 2017 à 2018, histoire et permanence du combat syndical »

, Jean-Claude Mailly

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Nous arrivons à la fin de l’année 2017.

Celle-ci marque le 70e anniversaire de la scission, actée le 19 décembre 1947 par l’annonce de la démission de Léon Jouhaux et de quatre autres secrétaires confédéraux, Robert Bothereau, Albert Bouzanquet, Pierre Neumeyer et Georges Delamarre, de la CGT.

La scission signifiait le refus de voir mise en cause l’indépendance syndicale avec la mainmise du Parti communiste sur la CGT.

Cette année 2017 fut aussi celle de profondes évolutions sur le champ politique avec le résultat des élections présidentielle et législatives et l’engagement de réformes économiques et sociales aux conséquences importantes.

La CGT-FO est demeurée fidèle à sa conception de l’indépendance syndicale, tout en affirmant clairement son attachement à la démocratie, à la république sociale et laïque, et son rejet de toute forme de racisme, d’antisémitisme et de xénophobie.

Cela ne l’a pas empêchée dans le même temps de réaffirmer publiquement ses analyses et revendications en matière économique et sociale.

2018 sera l’année de notre congrès confédéral.

Il s’ouvrira, à quelques jours près, au moment du 70e anniversaire du congrès constitutif de la CGT-FO. Il sera aussi celui d’une passation de relais.

Mais 2018 sera encore une année où, au quotidien, dans les entreprises, les administrations et les services publics, dans les branches comme au niveau national et interprofessionnel, l’action syndicale déterminée demeurera irremplaçable.

Chaque adhérent et adhérente, militant et militante FO aura fort à faire pour que perdurent et l’emportent le principe de la liberté syndicale et l’objectif de la justice sociale.
 
 

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jean-Claude Mailly

Secrétaire général de FO


Marche générale de l’Organisation - Expression publique - Relations avec les Fédérations Nationales et les Unions Départementales - CSI/CES


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Site internet : https://twitter.com/jcmailly

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Éphéméride

18 janvier 1803

Mort de Sylvain Maréchal
Fils d’un marchand de vin, Pierre-Sylvain Maréchal suit des études de droit et devient avocat à Paris. A l’âge de 20 ans il publie Bergeries, un recueil d’idylles, dont le succès lui vaut d’obtenir un emploi de sous-bibliothécaire au collège Mazarin dont il retirera une grande érudition. Admirateur de (...)

Fils d’un marchand de vin, Pierre-Sylvain Maréchal suit des études de droit et devient avocat à Paris. A l’âge de 20 ans il publie Bergeries, un recueil d’idylles, dont le succès lui vaut d’obtenir un emploi de sous-bibliothécaire au collège Mazarin dont il retirera une grande érudition. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Ses critiques du pouvoir absolu (Livre échappé du déluge, 1784) et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses oeuvres littéraires. Il est condamné à quatre mois de prison pour son Almanach des Honnêtes Gens (1788) où il substitue aux saints, des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire.
Sylvain Maréchal s’enthousiasme pour la Révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l’autoritarisme. Son article de février 1791, « Des pauvres et des riches », où il évoque « dans toute son ampleur le problème social qu’il n’avait abordé jusqu’ici que sous une forme sentimentale et morale » (Dommanget) s’inscrit dans la lutte entre royalistes et républicains. Dans la lutte entre Girondins et Jacobins, il ne prend partie pour l’un ni l’autre. Il montre son scepticisme sur le cours pris par la révolution dans son livre Correctif à la Révolution. Après la chute de Robespierre, il s’approche des Conjurés de Babeuf et rédige le Manifeste des Égaux, où il montre les hommes dupés par les belles paroles des politiciens ambitieux, les nouveaux tyrans assis à la place des anciens : « Disparaissez enfin, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernants et de gouvernés ». C’est à cause de cette phrase que le Comité directoire secret des Conjurés refuse de publier le manifeste. Le manifeste prône encore une fois la communauté des biens, c’est-à-dire la terre. Son originalité réside, selon Dommanget, dans « la double réunion du principe révolutionnaire et de l’idée communiste au mouvement de la masse laborieuse ». Ses écrits n’étant pas signés, Maréchal échappe aux poursuites judiciaires contre les Conjurés, et continue de publier jusqu’à sa mort survenue le 18 janvier 1803.